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Bulletin Quotidien Europe N° 11045
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

UE et États-Unis unis face à la Russie

Bruxelles, 24/03/2014 (Agence Europe) - L'Europe et les États-Unis sont unis pour faire payer un « coût » à la Russie pour les actions qu'elle a entreprises jusqu'ici en Ukraine, a annoncé lundi 24 mars le président américain, Barack Obama, quelques heures avant la réunion du G7 (en cours à l'heure où nous mettions sous presse) et deux jours avant le sommet UE-États-Unis (voir autre nouvelle). Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a espéré que la réunion du G7 soit l'occasion de consolider l'unité de ses membres dans la condamnation de la situation et le soutien à l'Ukraine et, si besoin, « de montrer notre volonté à prendre des mesures supplémentaires » à l'encontre de la Russie. Il a rappelé que la seule solution est une solution pacifique négociée et que les sanctions ne sont qu'un moyen d'y parvenir. Selon le président du Conseil, Herman Van Rompuy, les leaders du G7 vont voir comment prévenir des actions supplémentaires de la part de la Russie pour déstabiliser l'Ukraine et quelles mesures pourraient être prises en cas d'actions russes.

Lors de cette rencontre du G7, la première depuis le début de la crise ukrainienne, les dirigeants allemand, français, italien, britannique, américain, japonais et canadien pourraient décider d'exclure la Russie du G8. Européens et Américains pourraient aussi décider de prendre des mesures communes contre Moscou.

Par ailleurs, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a annoncé qu'il se rendrait de nouveau à Kiev, « cette semaine », soit ces mardi 25 et mercredi 26 mars, pour discuter de la mise en oeuvre de l'accord d'association.

La Russie pas prête à travailler sur l'Ukraine démocratique

Le 22 mars, lors d'une intervention au Brussels Forum, la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, a souligné que, si les Russes sont inquiets de l'extrémisme en Ukraine, ils ne doivent pas oublier que le « parlement ukrainien fonctionne ». « Si nous croyons en ces institutions, nous nous soucions de la sauvegarde des institutions démocratiques. Par conséquent, je ne comprends pas pourquoi la Russie n'est pas prête à travailler avec moi - et j'espère qu'elle le sera à l'avenir - pour soutenir la démocratie en Ukraine, qui fonctionne toujours et qui doit être soutenue », a-t-elle ajouté. (CG)

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