Bruxelles, 17/03/2014 (Agence Europe) - Bousculé à l'approche des élections européennes par des sondages donnant à ce jour le parti indépendantiste UKIP gagnant devant les travaillistes du Labour, le Premier ministre conservateur britannique, David Cameron, dont le parti arriverait 3ème, a présenté dimanche 16 mars dans la presse britannique de nouvelles réflexions pour revoir les relations entre le Royaume-Uni et l'UE.
Parmi elles, le Premier ministre a notamment souhaité que le Royaume-Uni ne soit plus lié au principe d'une « Union toujours plus étroite », demande qui sera faite en cas de référendum en 2017 sur les relations UE/Royaume-Uni, a-t-il fait valoir dans les colonnes du Sunday Telegraph.
Le Premier ministre a plus précisément évoqué un plan en 7 points: des pouvoirs pouvant s'éloigner de Bruxelles plutôt que s'y déplaçant systématiquement ; des parlements nationaux capables de s'associer pour bloquer des législations non désirées (« un carton rouge » déjà proposé par les Néerlandais) ; des entreprises libérées de la paperasserie et pouvant commercer plus librement avec l'Amérique du Nord ou l'Asie ; des forces de police capables de protéger les citoyens britanniques et débarrassées des interférences des institutions européennes ou de celles de la Cour européenne des droits de l'homme ; la libre circulation pour trouver un emploi et pas des prestations sociales ; l'appui à l'élargissement de l'UE mais sur la base de nouveaux mécanismes de contrôle des migrations intra-UE ; et enfin la 'libération' du Royaume-Uni du précepte d'Union toujours plus étroite, inscrit dans les traités.
Ces initiatives devraient être soumises aux Britanniques à l'occasion du référendum que veut organiser M. Cameron en 2017, s'il est réélu. L'opposition britannique a toutefois réussi par des manoeuvres au parlement à bloquer pour le moment ce projet. Les travaillistes, s'ils emportent les élections en 2015, n'organiseront d'ailleurs pas de référendum sur le sujet, sauf s'il devait y avoir un transfert complémentaire de compétences du pays à Bruxelles, a prévenu en fin de semaine dernière le dirigeant du Labour, Ed Miliband. (SP)