Bruxelles, 17/03/2014 (Agence Europe) - Alors que l'« effroyable conflit en Syrie entre dans sa quatrième année » et que cette « tragédie, qui n'a pas de parallèle dans l'histoire récente », a déjà fait plus de 140 000 morts, la Haute représentante, Catherine Ashton, a une nouvelle fois appelé la communauté international à agir. « La communauté internationale a la responsabilité d'amener le conflit à une fin. La seule solution à la crise est politique: l'établissement d'un organe de transition et un véritable processus politique inclusif conduit par les Syriens pour établir une Syrie démocratique et pluraliste », a-t-elle expliqué dans un communiqué. « La communauté internationale devra continuer à travailler pour une Syrie libre, démocratique et pacifique », a-t-elle insisté, rappelant la « détermination de l'UE à parvenir à un règlement politique et à aider le peuple syrien ».
Mme Ashton a aussi appelé toutes les parties, « notamment le gouvernement syrien, qui porte la responsabilité principale de la tragédie humanitaire », à remplir rapidement toutes les obligations imposées par la résolution du Conseil de sécurité sur l'accès à l'aide humanitaire en Syrie. Elle a rappelé que 9,3 millions de Syriens ont besoin d'aide humanitaire. Mme Ashton a également salué les pays voisins, qui accueillent 2 millions de réfugiés syriens et expliqué que l'UE continuera à les aider. Depuis le début du conflit, l'UE a apporté un appui de plus de 2,6 milliards d'euros aux Syriens à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie.
« Extrêmement préoccupée » par les conclusions de la commission internationale indépendante d'enquête, qui souligne « l'utilisation aveugle par le régime du meurtre, de la torture, du viol, de prises d'otages et des violences sexuelles », la Haute représentante a précisé que « ce sont des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des violations flagrantes des droits de l'homme et du droit international humanitaire ». Les crimes de guerre commis par des groupes armés non étatiques, qui ne cherchent pas une Syrie libre, démocratique et prospère, ajoutent à la tragédie en cours du peuple syrien, a ajouté Mme Ashton. Elle a prévenu qu'« il n'y aura pas d'impunité pour de tels actes [commis] par toutes les parties au conflit ».
Soulignant les progrès sur la destruction de l'arsenal chimique syrien, Mme Ashton a rappelé qu'il est « essentiel que le régime syrien se conforme à la date du 30 juin 2014 ». (CG)