Bruxelles, 17/03/2014 (Agence Europe) - Les autorités lituaniennes ont fait valoir la vigueur de l'économie de leur pays, candidat à l'adhésion à l'eurozone en 2015, lundi 17 mars au Parlement européen.
« L'adoption de l'euro n'est pas le point final de notre trajectoire mais constitue une étape en vue d'un développement économique ultérieur », a déclaré le ministre des Finances, Rimantas Sadzius. Il a mis en avant la discipline budgétaire (baisse du déficit public de 10% du PIB en 2009 à 2,5% en 2013 selon les prévisions lituaniennes), la rationalisation des dépenses sociales, la construction d'un terminal gazier pour briser le monopole de Gazprom. Il s'est dit « sceptique » concernant la mutualisation partielle de la dette souveraine dans l'eurozone. Vitas Vasiliauskas, gouverneur de la Banque de Lituanie, a pointé la solidité du secteur bancaire (forte capitalisation, faible taux de prêts non performants), 90% du marché bancaire étant détenu par des filiales de groupes scandinaves. Si nous entrons dans la zone euro, les trois plus grandes de ces filiales seront directement supervisées par la BCE dans le cadre de l'union bancaire, a indiqué M. Vasiliauskas. Selon la Commission, entre 2013 et 2014, le déficit lituanien reculera de 2,7% à 2,3% du PIB, le chômage baissera de 11,8% à 10,4% de la population active et la dette augmentera de 39,5% à 42,2% du PIB. (MB)