Bruxelles, 14/02/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne va mobiliser 5 millions d'euros supplémentaires pour accélérer l'utilisation de l'énergie renouvelable en Afrique, contribuer à la sécurité de l'approvisionnement énergétique futur du continent et accroître l'accès des populations à une énergie durable.
Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, l'a annoncé, jeudi 13 février, à l'occasion de la deuxième conférence de haut niveau du Partenariat Afrique/UE pour l'énergie qui s'est tenu à Addis Abeba (Éthiopie, 11-13 février). Ces fonds seront alloués au programme de coopération entre l'UE et l'Union africaine pour le développement des énergies renouvelables en Afrique établi en 2010 avec une mise initiale de 5 millions d'euros pour les trois premières années de sa mise en oeuvre.
« L'énergie est cruciale pour le développement. Sans énergie il n'y a pas de croissance économique durable, d'agriculture durable, de soins de santé de qualité, pas d'éducation décente. En somme, sans énergie, il n'y a pas de développement. C'est la raison pour laquelle l'UE s'est fixé comme objectif d'aider les pays en développement à donner à 500 millions de personnes l'accès à des services d'énergie durable d'ici à 2030 », a déclaré Andris Piebalgs.
Les participants à la conférence d'Addis Abeba devaient préparer leur contribution au quatrième sommet UE/Afrique qui se tiendra les 2 et 3 avril prochains à Bruxelles sur le thème « Investir dans l'humain, la prospérité, la paix ».
L'Afrique subsaharienne connaît le taux d'électrification le plus bas au monde et plus de 650 millions de personnes dans cette région recourent encore à la biomasse traditionnelle pour se chauffer et cuisiner. Mais l'Afrique a un potentiel inexploité en énergies renouvelables, qu'il s'agisse d'énergie hydraulique, solaire, éolienne, géothermique ou de biomasse qui peuvent être utilisées pour garantir l'accès à l'électricité à des millions de personnes.
Lors de la Première conférence de haut niveau du partenariat UE/Afrique pour l'énergie, qui avait eu lieu à Vienne en septembre 2010, les deux parties s'étaient fixé des objectifs communs à l'horizon 2020, assortis d'une feuille de route. Figuraient au nombre de ces objectifs celui de fournir l'accès à l'énergie à 100 millions de personnes en plus, de doubler la capacité électrique transfrontière, d'accroître de manière significative l'utilisation des énergies renouvelables et d'améliorer l'efficacité énergétique. (AN)