Bruxelles, 14/02/2014 (Agence Europe) - Les consultations engagées vendredi 14 janvier par le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, avec les présidents des deux Chambres après la démission, la veille, du Premier ministre, Enrico Letta, et de son gouvernement, devraient se conclure samedi matin afin de pouvoir engager au plus vite la phase suivante qui devrait aboutir à la formation d'un nouveau gouvernement qui sera probablement présidé par l'actuel secrétaire général du Partito Democratico (le parti d'Enrico Letta) et maire de Florence, Matteo Renzi. Jeudi, Enrico Letta, dont la politique est pourtant appréciée à Bruxelles, avait fait l'objet d'un écrasant vote de défiance au sein des instances de son parti en raison de son excessive prudence dans les réformes tournées vers la relance de l'économie du pays. Son jeune rival veut accélérer le mouvement et il se propose de tenir avec un nouveau gouvernement, jusqu'à la fin de la législature actuelle, en 2018, se fixant cette échéance pour une réforme de la Constitution et de la loi électorale, qu'il juge, comme M. Letta, en grande partie responsable de l'immobilisme actuel en raison de l'instabilité politique qu'elle engendre. Entre-temps, les partenaires européens ont les yeux rivés sur l'Italie, craignant que la nouvelle crise politique ne déclenche à nouveau une réaction négative des marchés qui aurait des répercussions pour toute la zone euro. Le gouvernement allemand a d'ailleurs réagi, indiquant suivre « très attentivement » les développements politiques en Italie, « un partenaire très important et très proche » de l'Allemagne à l'intérieur de la zone euro. (FG)