Bruxelles, 22/01/2014 (Agence Europe) - La commission des libertés civiles du Parlement européen a donné son feu vert, mercredi matin, à l'accord de réadmission négocié entre l'UE et la Turquie signé le 16 décembre dernier à Istanbul avec l'ancien ministre de l'Intérieur turc, Muammer Güler, qui avait dû ensuite démissionner en raison du vaste scandale de corruption secouant le gouvernement Erdogan.
Cet accord prévoit la reprise par Istanbul de migrants clandestins, turcs ou des pays tiers, qui seraient entrés illégalement dans l'UE et vice-versa.
L'accord a été approuvé par 34 voix pour, 7 contre et 1 abstention. Il a pour principal objet d'instaurer, sur une base de réciprocité, des procédures permettant à chaque partie de procéder à la réadmission « diligente et en bon ordre » des personnes qui ont pénétré ou séjourné irrégulièrement sur le territoire de l'autre partie, expliquait la Commission le 16 décembre.
L'accord comporte des dispositions régissant tant la réadmission des ressortissants des États membres de l'UE et des ressortissants turcs que celle de toutes les autres personnes (y compris les ressortissants de pays tiers et les apatrides) qui, avant de pénétrer ou de séjourner sur le territoire de l'une des deux parties, sont arrivées en provenance directe du territoire de l'autre partie.
En vertu de cet accord, la Turquie recevra une aide financière et technique pour renforcer sa police aux frontières et installer des équipements de surveillance, explique le PE, ce qui devrait renforcer ses frontières vis-à-vis des pays voisins, dont la Syrie, l'Iran et l'Irak.
La plénière, le Conseil de l'UE mais aussi l'assemblée nationale de Turquie doivent encore adopter formellement cet accord. (SP)