login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11002
Sommaire Publication complète Par article 26 / 36
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chypre

Besoin urgent de trouver un accord sur la question chypriote

Bruxelles, 22/01/2014 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a souligné, le 21 janvier, qu'il a convenu avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, du « besoin urgent de trouver un accord global à la question chypriote », avis partagé par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. « C'est dans notre intérêt à tous, et nous encourageons les parties à reprendre les pourparlers de paix dès que possible », a ajouté M. Van Rompuy. « Si nous avançons sur ce dossier, cela fera avancer les relations de la Turquie avec l'UE », a ajouté M. Barroso.

M. Erdogan s'est dit « déterminé à aller dans la bonne direction » sur cette question, ajoutant que « nous faisons tout ce qui est dans notre pouvoir pour faire avancer la situation et nous allons continuer ». Il a espéré une approche positive de la République de Chypre. « Si l'approche peut être positive, ce sera win-win pour tout le monde: les Chypriotes mais aussi pour la Turquie en tant que candidate pour l'adhésion à l'UE », a-t-il ajouté. Plus tard, lors d'une conférence de presse avec le président du Parlement européen, Martin Schulz, M. Erdogan a précisé que « la République turque de Chypre du Nord (reconnue uniquement par la Turquie) a toujours eu une attitude positive ». « Notre principe de base est une structure fédérale avec deux États fondateurs. Nous ne pouvons pas accepter quoi que ce soit en dehors de cela », a souligné M. Erdogan. « Les Chypriotes grecs ne doivent pas abandonner les négociations. Les Chypriotes turcs ne sont pas ceux qui abandonnent les négociations », a-t-il aussi souligné.

Revenant sur les appels au départ des militaires turcs du nord de l'île, le Premier ministre turc a expliqué que son pays s'était dit prêt à le faire en cas d'acceptation du plan Annan, en 2004. Rappelant que la communauté chypriote turque l'a accepté alors que la communauté chypriote grecque l'a rejeté, il a ajouté « maintenant, ils (les Chypriotes grecs) nous disent de retirer nos troupes ».

Interrogé sur le fait que les six députés européens chypriotes soient de la République de Chypre, M. Erdogan a souligné que « la partie sud ne peut pas représenter l'ensemble de Chypre », ajoutant qu'« on ne peut pas nier totalement l'existence de la partie nord ».

La veille, devant la Commission des affaires étrangères du PE, le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos, a expliqué que « le rôle de la Turquie est essentiel dans la question de Chypre ». « C'est la Turquie qui a un rôle prédominant », a-t-il insisté. (CG)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
ÉDUCATION - CULTURE