Bruxelles, 22/01/2014 (Agence Europe) - Les ministres grecs responsables de l'éducation, de la culture et des médias ont présenté aux députés de la commission culture et éducation du Parlement européen, le 21 janvier, leurs priorités pour les six premiers mois de l'année 2014. Le moment est particulièrement important puisque les nouveaux programmes en matière d'éducation, de jeunesse, de culture et de médias, pour la période 2014-2020, viennent d'entrer en vigueur (« Erasmus+ » et « Europe créative »), ce qui donnera un nouvel élan aux secteurs concernés.
Rappelant les taux dramatiquement élevés du chômage des jeunes dans les États membres, en particulier les pays du sud, le ministre de l'Éducation et des Affaires religieuses, Konstantinos Arvanitopoulos, a souligné que l'enseignement devra concentrer tous les efforts des États membres afin de doter les jeunes des compétences nécessaires pour trouver un emploi. « L'éducation est une force motrice importante à la fois pour la croissance économique et pour l'intégration sociale, et un moyen préventif pour lutter contre le chômage », a-t-il fait remarquer. Les défis à relever concernent la qualité et le contenu des programmes mais aussi, plus globalement, la structure organisationnelle des systèmes éducatifs. Quatre priorités guideront la présidence grecque en matière d'éducation: 1) l'assurance qualité à tous les niveaux de l'éducation ; 2) l'efficacité et l'innovation ; 3) la cohésion sociale ; 4) la jeunesse, la culture et l'entrepreneuriat, y compris l'approfondissement du dialogue avec les jeunes. Pour la députée Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (PPE, française), il est capital de motiver les jeunes « en désespérance ». C'est pourquoi les nouveaux mécanismes de soutien prévus par Erasmus+ doivent être accessibles rapidement. C'est également le souhait de Piotr Borys (PPE, polonais) qui souhaite voir la présidence grecque s'investir dans une campagne d'information et de sensibilisation aux nouveaux programmes. En matière de chômage des jeunes, il faut mettre l'accent sur l'importance d'investir dans les compétences et les jeunes, a-t-il ajouté. Charalampos Angourakis (GUE/NGL, grec) a dénoncé les coupes sombres effectuées par les gouvernements européens dans l'éducation et une mauvaise gestion politique en matière d'emploi. Pour Georgios Papanikolaou (PPE, grec), les nouvelles ressources éducatives (massive open online course) et les cours gratuits en ligne apporteront un nouvel élan et des nouvelles possibilités d'étudier pour les jeunes, notamment pour ceux qui avaient des difficultés d'accès aux études.
Le ministre de la Culture et des Sports, Panos Panagiotopoulos, a souligné les liens ténus entre la culture, l'économie et la cohésion sociale, et l'importance d'évaluer l'apport de la culture à la vie économique. En matière de cinéma, l'attention de la présidence grecque se portera sur la numérisation des salles et les nouvelles plates-formes de diffusion des contenus. Le ministre envisage un programme ambitieux pour le sport. Les thèmes abordés au cours des six prochains mois sont vastes. Il sera question de sport et de société, des aspects économiques du sport, de l'intégrité du sport, de la lutte contre les manipulations des résultats sportifs, le dopage et la violence en milieu sportif, de discrimination sexuelle et de protection des mineurs. Marco Scurria (PPE, italien) a cité la culture comme étant un domaine d'importance stratégique, notamment pour les relations extérieures de l'UE. Piotr Borys (PPE, polonais) a demandé que la nouvelle décision sur les capitales européennes de la culture maintienne les objectifs fondamentaux énoncés par la première décision. En matière de sport, il faut généraliser le partage des bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption, les manipulations de résultats et le dopage, et prévoir des sanctions, a-t-il ajouté. Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (PPE, française) a mis l'accent sur le nouveau programme « Europe créative » et demandé à la Grèce de faciliter l'accès aux nouvelles dispositions pour les acteurs des industries culturelles et créatives, porteuses de croissance et d'emplois.
Le secrétaire d'État grec chargé des affaires audiovisuelles, Simos Kedikoglou, a présenté pour sa part ses priorités en matière de médias et d'audiovisuel. La présidence se penchera sur les résultats de trois consultations publiques, concernant: 1) la promotion et l'indépendance des autorités de régulation compétentes en matière audiovisuelle ; 2) la préparation pour une convergence totale dans le secteur audiovisuel (TV connectée) ; 3) la promotion de la liberté et du pluralisme des médias. La protection des mineurs à l'ère numérique sera également au centre des débats. (IL)