Bruxelles, 22/01/2014 (Agence Europe) - La communication fixant le cadre « Énergie/Climat » à l'horizon 2030, dévoilée le 22 janvier par la Commission, s'accompagne d'un rapport sur les prix et les coûts de l'énergie pour évaluer les facteurs clés et comparer les prix dans un contexte international.
Le rapport établit que les prix de l'énergie sont en hausse dans presque tous les États membres depuis 2008, essentiellement en raison des impôts et des prélèvements, mais aussi du fait de la hausse des coûts de réseau. La comparaison à l'échelle internationale met en exergue une hausse des écarts de prix entre l'UE et ses grands partenaires commerciaux - les prix du gaz dans l'UE sont 3 à 4 fois supérieurs à ceux des États-Unis, dopés par le gaz de schiste bon marché, de l'Inde et de la Russie, et les prix de l'électricité sont plus du double des prix aux États-Unis et en Russie et de 20% supérieurs aux prix en Chine - qui pourrait nuire à la compétitivité de l'Europe, en particulier pour ses industries énergivores.
Si les énergies fossiles restent un facteur clé de la formation des prix de l'électricité et du gaz, le rapport montre que le prix du carbone fixé par l'ETS n'a pas d'impact statistique sur les prix de détail de l'électricité. En revanche, les subventions aux renouvelables sont un facteur de hausse du prix de l'électricité.
La hausse des prix de l'énergie peut être en partie compensée par des politiques énergétiques et climatiques efficaces sur le plan des coûts, par des marchés de l'énergie concurrentiels (plus de 80% de la production d'électricité restent sous contrôle des opérateurs historiques dans huit États membres et la moitié de l'approvisionnement en gaz de l'UE reste indexé sur le pétrole), un marché intérieur plus intégré et par des mesures d'amélioration de l'efficacité énergétique, comme le recours à des produits plus économes, conclut la Commission. Les efforts de l'industrie européenne en matière d'efficacité énergétique devront aller encore plus loin, étant donné que les concurrents font la même chose et que l'industrie européenne décide d'investir à l'étranger pour se rapprocher des marchés en expansion, ajoute-t-elle. (EH)