Bruxelles, 18/12/2013 (Agence Europe) - Le Monténégro a ouvert, le 18 décembre, cinq chapitres de négociation d'adhésion avec l'UE. « C'est un pas très significatif », a souligné le ministre lituanien Linas Linkevicius, alors que le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a estimé qu'il s'agissait d'une « étape importante » dans le processus d'adhésion.
En plus des chapitres sur l'appareil judiciaire et les droits fondamentaux (23) et liberté, sécurité, justice (24), le Monténégro a ouvert les chapitres sur les marchés publics (5), le droit des sociétés (6) et les entreprises et la politique industrielle (20). Soulignant que ces trois chapitres sont liés à l'environnement des affaires, M. Füle a précisé qu'un « alignement dans ces chapitres va aider à préparer les opérateurs économiques monténégrins à participer au marché unique de l'UE et à contribuer à une utilisation responsable des fonds publics ». La conférence intergouvernementale souligne que pour les chapitres 23 et 24, des objectifs intermédiaires devront être remplis avant que les prochaines étapes du processus de négociation puissent être entamées. Il y a, sur les deux chapitres, 83 étapes intermédiaires, a expliqué M. Füle. Le ministre monténégrin de la Justice, Dusko Markovic, a précisé que les réformes en termes de lutte contre le crime organisé et la corruption vont se poursuivre et que le pays travaille à la mise en place d'un parquet spécifique chargé, entre autres, de lutter contre le crime organisé et la corruption.
La conférence intergouvernementale a aussi confirmé au niveau ministériel l'ouverture et la fermeture provisoire du chapitre sur l'éducation et la culture (26), décidées au niveau des ambassadeurs le 15 avril (EUROPE 10827). Ainsi, au total, 7 chapitres ont été ouverts dont deux sont provisoirement clos, sur les 35 chapitres de négociation. Les négociations d'adhésion ont été lancées en juin 2012.
Par ailleurs, l'UE et le Monténégro ont signé le Protocole à l'accord de stabilisation et d'association entre l'Union européenne et ses États membres et la République du Monténégro, pour prendre en compte l'adhésion de la Croatie à l'UE.
La veille, dans les conclusions du Conseil Affaires générales, les ministres ont salué les progrès réalisés dans les négociations, les réformes effectuées, la mise en oeuvre de l'accord de stabilisation et d'association et son rôle actif dans la région. Cependant, ils soulignent que le Monténégro doit progresser encore dans ses réformes, en particulier pour développer une solide expérience dans le domaine de l'état de droit, « en ce qui concerne la lutte contre le crime organisé et la corruption, y compris au plus haut niveau ». Le Conseil a aussi appelé à la mise en oeuvre complète et opportune des plans d'actions sur les chapitres 23 et 24. « Cela va nécessiter des réformes politiques profondes et durables », explique le Conseil, qui ajoute qu' « un progrès dans ces domaines déterminera le rythme global des négociations ». (CG)