Bruxelles, 25/11/2013 (Agence Europe) - À quelques jours des résultats (30 novembre ?) des tests de résistance sur les banques grecques menés par la société américaine Blackrock, le gouverneur de la banque centrale du pays, George Provopoulos, a rappelé, lundi 25 novembre, qu'il restait suffisamment de fonds dans l'enveloppe de l'eurozone en cas de mauvaises nouvelles pour le secteur bancaire.
Dans une interview au site grec Banking news, M. Provopoulos a déclaré qu'il ne pouvait anticiper les résultats du rapport compilé par Blackrock, « mais je peux dire en toute sécurité qu'il y a assez de marge de manoeuvre pour faire face à de quelconques besoins de capitaux ».
La position de la Commission européenne est en ligne avec ces déclarations. Son dernier rapport de suivi de juillet dernier estime à environ 10 milliards d'euros, sur cinquante au total, les fonds toujours disponibles pour les besoins du secteur bancaire. Si, à l'époque, elle avait entrevu la possibilité d'utiliser une partie de cette somme pour colmater les brèches dans le programme d'ajustement économique qu'Athènes applique en échange de l'aide, elle plaide aujourd'hui pour qu'un coussin de sécurité soit mis de côté pour les banques. L'institution bruxelloise affirme par ailleurs n'avoir reçu aucune ébauche préliminaire de Blackrock.
Réuni vendredi dernier (voir autre nouvelle), l'Eurogroupe a encouragé les autorités grecques à tenir leurs engagements. Son chef de file, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a expliqué que la position des ministres n'avait pas changé et il a appelé à une conclusion rapide de la mission de la 'troïka' de créanciers (Commission, BCE, FMI), qui continuera à distance sans accord sur le budget. Dans une interview publiée dimanche par le quotidien grec Ekathimerini, le représentant du FMI, Poul Thomsen, a précisé que son institution était d'accord pour éviter des « mesures horizontales » pour que le pays rentre dans les clous sur le plan budgétaire. Quant au trou de financement, qui ne pourra être abordé que quand la mission de la 'troïka' aura touché à sa fin, le porte-parole du FMI, Gerry Rice, avait évacué la « pression financière aigüe », la semaine dernière. « Les besoins en financement de la Grèce pour les prochains mois peuvent être comblés grâce à des coussins de liquidités existants », avait-il alors indiqué. (EL avec MB)