Bruxelles, 21/11/2013 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté, jeudi 21 novembre, en séance plénière à Strasbourg, une déclaration sur la dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM), en la modifiant toutefois d'une manière substantielle. Les groupes PPE et ADLE ont tranché net dans toutes les tentatives qui visaient à demander plus d'ambition au Conseil européen qui doit se pencher sur la question en décembre.
Les aléas de cette déclaration, rédigée par la présidente de la commission emploi et affaires sociales, Pervenche Berès (S&D, française), semblent montrer une levée de boucliers à l'idée de développer « un véritable pilier social et pour l'emploi intégré à l'UEM ». Cette dernière expression a d'ailleurs disparu du texte, sous l'impulsion du groupe ADLE, au profit du « renforcement de l'aspect social de l'UEM ». Le groupe PPE avait déjà initié des modifications importantes du texte en commission (EUROPE 10957), mais il a souhaité aller encore plus loin lors du vote en séance plénière.
Dans le premier paragraphe, un amendement a ainsi été introduit (302 voix pour, 242 contre et 6 abstentions) qui met les points sur les 'i' quant à la répartition des compétences au sein de l'UEM: « La mise en oeuvre de la dimension sociale (…) est soumise au principe de subsidiarité et la meilleure façon de procéder consiste à appliquer les meilleures pratiques et une méthode d'examen par les pairs au niveau européen ». Un autre amendement modifie le texte quant aux nouveaux indicateurs sociaux et d'emplois: au lieu d'être « insuffisants », ils sont décrits comme étant « une façon possible » d'analyser la situation actuelle. (JK)