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Bulletin Quotidien Europe N° 10968
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) eurogroupe

L'opinion de la Commission sur les projets de budget 2014 au menu

Bruxelles, 21/11/2013 (Agence Europe) - L'Eurogroupe débattra, ce vendredi, des opinions qu'a adressées la Commission européenne sur 13 projets de budget nationaux pour 2014.

« C'est la première fois que nous évoquerons nos politiques pour l'année prochaine avant le début de l'année budgétaire », a déclaré son président, Jeroen Dijsselbloem, mercredi 20 novembre à La Haye lors d'un discours. « Nous avons réalisé que la gouvernance économique des politiques budgétaires signifie plus que simplement mettre une croix dans la case de l'objectif de 3% de déficit. (…) C'est accepter que les membres de la zone euro aient un réel intérêt dans les affaires économiques d'autres États membres. C'est accepter l'existence d'un intérêt européen dans votre propre budget », a-t-il ajouté. Selon lui, les pays de la zone euro doivent avoir « le courage de se confronter les uns aux autres en évoquant les vérités qui dérangent », en pointant sur les réformes structurelles à accomplir pour la stabilité de l'ensemble de la zone.

La Commission n'a officiellement réclamé à aucun des 13 pays de modifier leur projet de loi de Finances (EUROPE 10964). Néanmoins, trois pays (France, Pays-Bas, Slovénie) ne disposent d'aucune marge de manoeuvre budgétaire et cinq autres (Espagne, Italie, Luxembourg, Malte, Finlande) présentent le risque que leur budget 2014 ne respecte pas le Pacte de stabilité et de croissance révisé. « Seules l'Estonie et l'Allemagne respectent le Pacte. La Belgique le respecte globalement et pourrait sortir de la procédure pour déficit excessif au printemps prochain. Dans le même temps, la Finlande et l'Italie risquent de ne pas respecter le Pacte », a souligné le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, jeudi 21 novembre au PE lors d'un débat avec les commissions 'affaires économiques et monétaires' et 'emploi'. Il a reconnu que la restauration des flux de financement à l'économie constituait « un des problèmes les plus sérieux, sinon le plus sérieux », à résoudre.

Juridiquement, les pays de l'eurozone ne sont pas tenus de respecter les opinions de la Commission. « Nous allons voir jusqu'à quel point ils veulent prendre en compte nos opinions. On espère qu'ils le feront », a déclaré Simon O'Connor, le porte-parole de M. Rehn, jeudi. L'institution européenne procédera à l'évaluation des budgets 2014 lorsqu'elle présentera ses prévisions économiques d'hiver, en février prochain. C'est à ce moment-là qu'elle sera en mesure de requérir d'éventuels ajustements.

Outre la réaction de l'Eurogroupe à l'endettement excessif de l'Italie et aux difficultés slovènes, celle sur les excédents commerciaux de l'Allemagne sera scrutée après que la Commission a décidé de lancer une analyse approfondie sur les excédents allemands (EUROPE 10962). « Nous ne critiquons pas la compétitivité économique externe de l'Allemagne. En fait, c'est que ce nous voulons pour chaque État membre. Mais un surplus élevé persistant signifie aussi que les Allemands investissent une large part de leurs économies à l'étranger », a considéré M. Rehn, évoquant le débat en cours en Allemagne sur la nécessité d'investir plus sur le territoire national. En Allemagne, stimuler la demande intérieure et rendre le secteur des services plus concurrentiel obligerait les autres États à stimuler leur compétitivité pour gagner des parts de marché dans la principale économie allemande. Sinon, cela bénéficiera à des pays comme la Chine, a prévenu M. Rehn. (MB)

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