Bruxelles, 21/11/2013 (Agence Europe) - LIFE, l'instrument financier de l'UE spécifiquement dédié à l'environnement et au climat, sera doté de 3,1 milliards d'euros pour la période 2014-2020. Le Parlement européen a entériné, jeudi 21 novembre à Strasbourg, à une écrasante majorité (568 voix pour, 20 contre, 21 abstentions), le budget de ce programme, tel que négocié avec le Conseil. Le montant exact de l'enveloppe financière était la principale inconnue puisqu'elle était subordonnée à l'accord sur le budget pluriannuel de l'UE, intervenu la veille.
« LIFE est un instrument financier européen de petite envergure mais extrêmement performant et populaire. 3,1 milliards, c'est moins que ce que le Parlement avait demandé, mais c'est toujours plus que le budget actuel de 2,2 milliards. De plus, le programme s'est vu attribuer de nouvelles missions et devra relever de nouveaux défis: un sous-programme distinct pour l'action climatique, les nouveaux 'projets intégrés' financés de manière conjointe et les défis croissants dans le domaine de l'efficacité des ressources», s'est réjouie l'eurodéputée Jutta Haug (S&D, allemande), rapporteur.
Lors des négociations avec le Conseil, le Parlement a garanti des taux de cofinancement plus élevés pour les projets en faveur de la nature et de la biodiversité.
À l'avenir, les projets éligibles à un cofinancement seront sélectionnés uniquement sur la base de leur qualité et de leur potentiel et non plus sur la base d'un système prévoyant qu'une partie des fonds soit attribuée à titre indicatif à chaque État membre. À cette répartition des fonds par pays se substitueront des mesures spécifiques visant à renforcer les capacités des pays et régions ayant des difficultés à accéder aux fonds, afin de les aider à améliorer la qualité de leurs projets. Les 'projets intégrés' visant à intégrer les questions environnementales et climatiques, et leurs solutions, dans d'autres politiques permettront l'octroi de financements européens de manière conjointe pour relever d'importants défis dans l'application de législations concernant l'eau, les déchets, la qualité de l'air et la protection de la nature. Des fonds spécifiques seront disponibles pour aider à la préparation et la mise sur pied de ces projets.
« À l'heure où Monsieur Barroso annonce qu'il veut réduire la politique environnementale européenne, ce programme qui représente moins de 1% du budget de l'UE est plus nécessaire que jamais. Il a été question de le supprimer, mais grâce à l'action du Parlement européen, nous avons pu conserver cet outil essentiel à la cohérence de la politique environnementale européenne. », a souligné Sandrine Bélier (Verts/ALE, française). (AN)