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Bulletin Quotidien Europe N° 10964
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SOCIAL / (ae) social

La Commission pointe les disparités à risque dans le tableau de bord

Bruxelles, 15/11/2013 (Agence Europe) - Un peu plus d'un mois après avoir proposé de mettre en place un tableau de bord avec des indicateurs sociaux et d'emploi pour l'inclure à titre indicatif dans le processus du 'Semestre européen', la Commission européenne l'a présenté en bonne et due forme, mercredi 13 novembre, en n'hésitant pas à pointer les 'cas' inquiétants. Un rapide coup d'oeil sur les cinq indicateurs permet de faire ressortir une particularité: la disparité en termes socio-économiques n'a pas arrêté de se creuser jusqu'en 2012 entre la zone euro et la Grèce, d'une manière plus alarmante que pour n'importe quel autre État.

Ce tableau de bord semble finalement être le seul résultat tangible de la longue réflexion sur ce que devrait être la dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM). Le tableau de bord reste encore un projet, ce qui signifie que son contenu peut subir des modifications, mais un consensus tacite règne autour de sa composition et de son rôle. Il se compose de cinq indicateurs: le taux de chômage ; le taux de jeunes ne travaillant pas et ne suivant ni études ni formation (NEET), ainsi que le taux général de chômage des jeunes ; le revenu brut réel disponible des ménages ; le taux de risque de pauvreté de la population en âge de travailler ; les inégalités (ratio S80/S20). D'autres indicateurs pourraient toutefois être ajoutés à l'avenir, c'est du moins l'idée qui est aujourd'hui évoquée au Parlement européen (EUROPE 10957).

L'objectif actuel est d'insérer ce tableau dans le processus du 'Semestre européen' de 2014 « pour avoir une plus grande visibilité et rendre plus facile l'identification de tendances importantes en matière d'emploi et sociales pouvant affecter le bon fonctionnement de l'UEM ». La Commission l'a présenté ainsi au sein du projet de rapport conjoint sur l'emploi, dans le cadre de son dernier examen annuel de la croissance (EUROPE 10962). Le constat général n'a rien de surprenant et il a déjà été souligné à maintes reprises par la Commission: l'écart se creuse entre le nord et le coeur de la zone euro et sa périphérie (sud).

Aujourd'hui, la Commission propose de recourir à trois dimensions afin de pouvoir interpréter le tableau, identifier ces « tendances importantes » et finalement réagir à temps. Il s'agit ainsi de regarder surtout (1) la tendance historique de l'évolution des indicateurs pour chaque pays, (2) la disparité entre un pays et la moyenne de la zone euro et de l'UE et, logiquement, (3) l'évolution sur deux années consécutives de cette disparité. Avec cette grille d'analyse, la Grèce se distingue aujourd'hui en ayant les cinq indicateurs dans le rouge. Elle est suivie de près par l'Italie et l'Espagne, qui s'éloignent de leurs voisins européens dans tous les domaines, excepté respectivement pour le chômage général (le 1er indicateur) et l'indicateur des inégalités. Chypre et le Portugal sont juste derrière. La Commission se garde encore de dire ce qu'elle entend par 'réagir' à de telles tendances inquiétantes. (JK)

 

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