Bruxelles, 15/11/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Transports des 43 pays de l'espace euro-méditerranéen - dont les 28 membres de l'UE - ont procédé, jeudi 14 novembre 2013 à Bruxelles, à une évaluation de la coopération nouée en 2005 dont les résultats sont jugés prometteurs. « Le principal défi pour les prochaines années est de savoir comment passer d'une logique purement technique à un programme d'investissement véritablement opérationnel », a dit le secrétaire général de l'UpM (Union pour la Méditerranée), Fathallah Sijilmassi, dans son discours d'ouverture aux côtés du commissaire Siim Kallas.
La coopération a été engagée au sein du processus de Barcelone par un plan d'action PART (« Plan d'action régionale transports ») appliqué sur une période de six ans (2007-2013) auquel succèdera un nouveau plan dès 2014 jusqu'en 2020 dont l'orientation a été approuvée à cette occasion. Les experts, regroupés au sein du « Forum euro-méditerranéen des transports », structure conjointe permanente, se pencheront sur ses détails en intensifiant les efforts d'intégration régionale, notamment au plan réglementaire, et de complémentarité entre les stratégies dans chacun des pays membres. Les ministres, dont la dernière réunion commune remonte à 2005, se sont promis un rendez-vous plus rapproché - en 2016 - pour la troisième rencontre.
Une déclaration finale a été adoptée. Elle passe en revue l'ensemble des points et « reconnaît l'importance d'une coopération (…) sur tous les modes de transports, y compris les opérations multimodales, afin d'améliorer la sûreté, la sécurité et les performances environnementales et sociales ». Les ministres y « encouragent l'UE à poursuivre sa coopération euro-méditerranéenne des transports sous les auspices de l'UpM, dans le but de promouvoir des projets prioritaires concrets déjà identifiés dans le cadre du Réseau transméditerranéen de transport ».
Le nouveau plan d'action se fonde sur « deux piliers complémentaires » portant à la fois sur « la réforme réglementaire et la convergence dans les différents secteurs pertinents des transports (maritime, routier, ferroviaire, aviation civile et transport urbain) et sur l'établissement du futur Réseau transméditerranéen de transport (RTM-T), à connecter avec le Réseau transeuropéen de transport (RTE-T) ».
Dans cette perspective, le secrétariat de l'UpM se propose d'agir en « catalyseur » par « une triple ingénierie: la technique, les ressources financières et la politique ». Sa principale tâche dans « la collecte de fonds » sera de déployer « une stratégie, basée sur le renforcement des relations avec les institutions financières internationales et bilatérales et le développement de partenariats avec le secteur privé à long terme ». Des « alliances stratégiques » seront recherchées avec celles-ci pour « la construction d'un cadre financier viable et en utilisant de manière équilibrée les fonds publics et privés », selon le secrétaire général de l'UpM.
À observer, la déclaration finale ne cite pas les grands projets retenus par l'UpM (EUROPE 10961). L'omission n'a pas encore son explication.
Parallèlement à la session, le secrétariat de l'UpM (Union pour la Méditerranée), dont le rôle a été souligné dans la coordination des travaux de réflexion et de recherche de financements, a signé un mémorandum d'entente avec le Groupe des Transports des pays de la Méditerranée Occidentale (GTMO 5+5) visant à « l'identification de synergies et à la définition de modalités concrètes de collaboration ». (FB)