Bruxelles, 15/11/2013 (Agence Europe) - L'Eurogroupe a souligné l'urgence « politique » pour la Grèce de respecter ses engagements afin de permettre la conclusion de la mission de suivi de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) entamée en septembre, jeudi 14 novembre. À court-terme, le pays reste financé.
La Grèce doit « urgemment fournir des résultats sur quatre fronts », a commenté le chef de file des Dix-sept, Jeroen Dijsselbloem: les jalons liés au versement d'une sous-tranche d'un milliard d'euros, initialement prévu en octobre ; les mesures destinées à clore le trou budgétaire pour 2014 et 2015 ; de nouvelles réformes structurelles et enfin l'amélioration de la gouvernance du processus de privatisations. « La mission dure depuis un certain temps maintenant et il est important qu'elle soit finalisée dès que possible, mais il nous sera difficile de prendre des décisions en décembre », a ajouté le ministre néerlandais.
La Grèce n'a pas besoin de financement important pour la fin de l'année, comme l'a souligné son ministre des Finances à maintes reprises, ce qui pourrait lui permettre de tirer sur la corde. Néanmoins, le versement de la sous-tranche d'un milliard n'aura lieu que lorsque l'actuelle mission aura touché à sa fin, a rappelé le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, Klaus Regling. « Il y a une urgence politique, une urgence de l'engagement », a toutefois insisté M. Dijsselbloem, voyant quand même le verre « à moitié plein ». Il a assuré que l'eurozone était consciente des efforts déjà consentis, et à quel prix, aussi bien social que politique. « Nous comprenons la situation difficile en Grèce mais nous devons aller de l'avant », donner une suite « à ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord », seule manière à ses yeux de stimuler la timide reprise que devrait connaître la Grèce en 2014. Le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a précisé qu'un accord ne dépendait pas que de la 'troïka'. Il n'a pas voulu, à ce stade, chiffrer l'ampleur du trou budgétaire. Selon la presse grecque, le ministre des Finances, Yannis Stournaras, a toutefois précisé être prêt à présenter un paquet de réformes structurelles à hauteur d'1,2 milliard d'euros pour combler le trou budgétaire. (EL)