Bruxelles, 15/11/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne (CE) a reçu une volée de bois vert à propos de la gestion du dossier ETS de la part de la commission parlementaire des Transports (TRAN) du PE, jeudi 14 novembre. La Commission y présentait en effet « la phase transitoire » que constituera dorénavant l'application de son système d'échange de quotas d'émission uniquement au trafic entre les aéroports de l'espace aérien européen, d'ici l'obtention d'un accord mondial en 2016 sur un instrument de marché pour la réduction des émissions de CO2 par l'aviation (entrée en vigueur en 2020, voir EUROPE 10936). Le rapporteur sur la question, Mathieu Grosch (PPE, belge) (avis voté en janvier), n'a pas tellement montré les dents, recommandant juste de ne pas se contenter de cette phase transitoire mais bien de « dire ce qui doit être fait pour 2016 ». Par contre, Jacqueline Foster (CRE, britannique) a fait valoir que la démarche couvrait l'UE de ridicule et lui faisait perdre toute crédibilité. Le député vert Michel Cramer (allemand) a regretté que la Commission européenne n'ait pas été préparée à ne pas être suivie par les autres pays et aurait dû avoir un plan B, comme une taxe sur le kérosène. Dieter-Lebrecht Koch (PPE, allemand) est d'avis qu'il n'est pas nécessaire d'avoir « une solution bureaucratique de transition, dangereuse et lourde ». Pour les socialistes, Saïd El Khadraoui (belge) a fait valoir que cette phase de transition n'était pas bien éloignée de la solution régionale proposée par cette même commission TRAN en premier lieu. (MD)