Bruxelles, 24/10/2014 (Agence Europe) - La fin de la législature du Parlement européen en mai prochain nécessite que les décideurs européens maintiennent l'élan afin de faire progresser le plus de chantiers possible, a estimé le parti ADLE réuni en marge du sommet européen, jeudi 24 octobre.
Pour le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, il ne s'agit toutefois pas de bâcler le travail. S'exprimant sur le mécanisme 'SRM' de résolution unique des banques, il a souligné qu'il valait mieux « être concret et détaillé plutôt que générique » et a jugé « possible et nécessaire » que les États membres marquent un accord politique avant fin 2013. Il a espéré que le Conseil européen donne « des instructions et des encouragements » aux ministres.
Sur l'économie numérique, la commissaire chargée de l'agenda numérique, Neelie Kroes, a, quant à elle, estimé que le Conseil européen ne pouvait dicter un calendrier au Parlement européen. Elle a, par ailleurs, précisé avoir « senti une volonté du PE pour une action rapide » sur la réforme du marché des télécommunications, porteur et prometteur à ses yeux. Faisant de l'emploi des jeunes une priorité, elle a souligné le potentiel du secteur numérique, « un médicament contre le chômage » qui les touche.
Migrations. Une autre inquiétude des libéraux concerne l'absence de politique migratoire commune dans l'UE, exacerbée par le drame de Lampedusa et rajoutée au finish sur l'agenda des Vingt-huit. Le président du parti ADLE, Graham Watson, a évoqué le besoin « de contrôler les frontières correctement ». Il a préconisé de ne pas agir uniquement sur les symptômes du problème, mais également sur ses causes, notamment via une politique commerciale et une coopération étroite avec les gouvernements des pays d'origine des migrants. (EL)