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Bulletin Quotidien Europe N° 10950
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) jai

Le PE vote une série de mesures pour combattre les « mafias »

Bruxelles, 24/10/2013 (Agence Europe) - Les eurodéputés ont approuvé, mercredi 23 octobre à Strasbourg, un ensemble de mesures pour lutter contre le crime organisé, la corruption et le blanchiment de capitaux dans le cadre d'un plan d'action de l'UE pour 2014-2019. Le gel et la confiscation des biens mal acquis des réseaux de crime organisé figurent parmi les priorités des députés, explique un communiqué. La résolution non-contraignante préparée par Salvatore Iacolino (PPE, italien) a été validée par 526 voix pour, 25 contre et 87 abstentions. Cette résolution est « une liste d'actions concrètes à mettre en oeuvre lors de la prochaine législature. Il s'agit d'un défi commun aux systèmes criminels », a déclaré le rapporteur. Selon les chiffres d'Europol, 3 600 organisations criminelles internationales opèrent dans l'UE en 2013 et 70% d'entre elles comptent des membres dans différents pays.

Parmi les mesures recommandées, les députés veulent que les personnes condamnées pour crime organisé, corruption ou blanchiment de capitaux soient exclues des appels d'offres de marchés publics dans l'UE et des mandats publics. Ils soutiennent encore la création d'un Parquet européen pour coordonner les enquêtes nationales et combattre des crimes qui affectent les intérêts financiers de l'UE. Pour s'attaquer de manière plus efficace aux avoirs de la criminalité organisée, les députés plaident pour la suppression du secret bancaire et des paradis fiscaux.

Ils veulent aussi des sanctions plus strictes contre les trafiquants d'êtres humains et une meilleure protection des victimes pour éradiquer le trafic d'êtres humains et le travail forcé. « Ils souhaitent que la lutte contre le travail forcé se concentre sur les régions où la main-d'oeuvre forcée et bon marché est exploitée ». Le trafic d'êtres humains génère des profits estimés à 25 milliards d'euros par an. L'organisation internationale du travail chiffre le nombre de travailleurs forcés dans l'UE à 880 000, dont 270 000 sont victimes d'exploitation sexuelle.

Enfin, selon les députés, il est essentiel de parvenir à statuer sur une définition juridique unique de la criminalité organisée, comprenant notamment le délit de participation à une organisation à caractère mafieux. (SP)

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