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Bulletin Quotidien Europe N° 10950
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) social

Sommet tripartite, unanimité en faveur de l'investissement

Bruxelles, 24/10/2013 (Agence Europe) - Le sommet social tripartite, qui se tient quelques heures avant le début des Conseils européens d'automne et de printemps, a fait émerger, jeudi 24 octobre, un consensus au sein des participants sur le besoin d'investir davantage pour stimuler la reprise de la croissance économique en Europe, encore à peine perceptible. Passée cette orientation générale, chacun maintient ses préoccupations traditionnelles.

La dimension sociale de l'Union économique et monétaire (UEM) devait être le thème principal de cette rencontre des dirigeants européens avec les partenaires sociaux. Mais ce sujet semble n'avoir été traité par les parties prenantes que sous l'angle des grands thèmes sur lesquels ont planché les chefs d'État et de gouvernement, jeudi soir à Bruxelles. Ainsi, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a associé le débat autour de la dimension sociale de l'UEM à l'ensemble des politiques européennes qui visent à « ramener la croissance et, de sorte, les emplois ». « C'est cela, la force motrice derrière tous nos efforts - la “dimension sociale” par excellence », a-t-il dit, à l'issue du sommet social.

L'agenda du Conseil européen étant axé surtout sur l'économie numérique et l'innovation (EUROPE 10949), les emplois futurs qui y sont associés ont été mis en avant en tant que solution, certes partielle, au chômage des Européens. « Il y a ici un potentiel énorme pour la création d'emplois », a argué le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso. C'est « un domaine qui a un énorme potentiel de création de croissance et d'emplois, aussi longtemps que nous prenons au sérieux le besoin d'investir dans l'infrastructure adéquate, les cadres appropriés et les bonnes compétences », a enchaîné M. Van Rompuy. Les deux dirigeants, avec le soutien de Markus Beyrer, directeur général de BusinessEurope, ont aussi mis en avant la nécessité vitale de soutenir les PME.

Du côté des partenaires sociaux, une telle approche commune fait défaut, à l'exception près d'une lettre conjointe, où ils se disent tous en faveur d'investissements accrus au niveau européen et d'une meilleure prise en compte de leur position dans la gouvernance économique de l'UE. M. Beyrer a ainsi insisté sur la compétitivité des entreprises, en appelant les États membres à faire de l'Union bancaire une réalité, à flexibiliser leur marché du travail et à lutter contre la fragmentation du marché unique. Au nom de la Confédération européenne des syndicats (CES), Bernadette Ségol a dénoncé l'optimisme béat de ses interlocuteurs par rapport à la reprise économique, « alors que 27 millions d'Européens sont au chômage ». Elle a réitéré ainsi l'appel de la CES pour un changement de cap à travers le lancement d'un plan européen d'investissement équivalant à « 2% de PIB supplémentaires par an ». Et de plaider pour que les indicateurs sociaux et d'emploi, présentés récemment par la Commission, aient une force contraignante sur les politiques économiques (EUROPE 10946). Une position que la Commission et le Conseil européen ne partagent pas. (JK)

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