Bruxelles, 21/10/2013 (Agence Europe) - « Profondément inquiète » que les élections présidentielles aux Maldives, prévues le 19 octobre, n'aient une nouvelle fois pas pu avoir lieu et que le travail de la commission électorale ait dû être interrompu à la suite de l'intervention de la police, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné, le 20 octobre, que pour le retour du processus démocratique « sur la bonne voie », « une nouvelle date doit être fixée sans délai pour que le peuple des Maldives puisse choisir librement un nouveau président avant le 11 novembre, en conformité avec la constitution ».
« L'UE rappelle que les élections ne peuvent pas avoir lieu avec succès si le processus peut être arrêté à plusieurs reprises par des injonctions judiciaires. Les forces de l'ordre doivent faciliter le processus démocratique », a ajouté Mme Ashton, précisant que l'UE réitère sa confiance dans l'impartialité et l'efficacité de la commission électorale des Maldives. Le premier tour des élections, le 7 septembre, a été annulé à cause de présumées irrégularités alors qu'il a été reconnu comme « inclusif et crédible » par la communauté internationale.
Ne pas réussir à tenir des élections crédibles serait nier les droits démocratiques du peuple, a-t-elle aussi expliqué, ajoutant que l'instabilité nuirait à l'économie du pays et à ses relations avec ses partenaires internationaux. (CG)