Bruxelles, 21/10/2013 (Agence Europe) - Les négociateurs européens et nippons espèrent consolider les projets de texte d'accord lors de leurs retrouvailles cette semaine à Bruxelles.
Treize groupes de travail - échanges de marchandises (incluant l'accès aux marchés et les règles), obstacles techniques et mesures non tarifaires, règles d'origine, douanes et facilitation du commerce, mesures sanitaires et phytosanitaires, services, investissement, marchés publics, propriété intellectuelle, développement durable, politique de concurrence, environnement des affaires et réglementation, règlement des différends - plancheront cette semaine (21-25 octobre) lors du troisième round de négociations pour un accord de libre-échange entre l'UE et le Japon. Une réunion plénière a ouvert les travaux lundi et les clôturera vendredi.
Les parties sont désormais entrées dans le vif des négociations sur tous les chapitres et ont échangé des propositions pour les textes d'accord sur presque tous les sujets. L'objectif principal cette semaine est de consolider ces projets de texte et de commencer à combler les lacunes.
Dans un effort d'accélération du processus de négociation qui pourrait nécessiter cinq années, le commissaire Karel De Gucht et le ministre nippon du Commerce et de l'Industrie, Toshimitsu Motegi, ont convenu fin septembre de procéder à l'échange des offres sur les marchandises et les services d'ici le sommet UE/Japon, qui doit se tenir le 19 novembre à Tokyo, pour en discuter à cette occasion (EUROPE 10929).
Au-delà de la libéralisation tarifaire pour les marchandises et d'un meilleur accès au marché agricole nippon, où certains produits sont très protégés (riz, sucre, boeuf, porc et produits laitiers), l'UE « reste attachée à l'élimination des barrières non tarifaires au Japon et à un accès accru aux marchés publics en particulier dans les domaines des chemins de fer et des transports publics », rappelait lundi une source proche du dossier. Un strict parallélisme est établi entre la baisse des barrières tarifaires de l'UE et la levée des barrières non tarifaires du Japon. Le mandat de négociation de l'UE est doté d'une clause de révision au printemps 2014 pour évaluer les progrès de Tokyo sur le non-tarifaire et d'une clause suspensive s'ils sont insuffisants. (EH)