Bruxelles/Luxembourg, 21/10/2013 (Agence Europe) - Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a indiqué, le 19 octobre, qu' « il n'est pas possible » pour la Turquie de comprendre les blocages dans le processus de négociation. Commentant le rapport de suivi de la Commission publié le 16 octobre, il a ajouté que celle-ci admet que « le blocage des négociations n'est pas le reflet de déficiences techniques de la Turquie, mais des attitudes vagues adoptées par certains États membres au cours du processus ». « Le point le plus important est que la Commission souligne la nécessité de lancer des négociations dans les chapitres 23 et 24 dès que possible », a ajouté le ministre. « Il est inadmissible que les critères d'ouverture au sujet de ces chapitres, dont le processus de screening a été achevé en 2006, ne nous aient pas été communiqués malgré le fait que nous avons pris des mesures cruciales », a-t-il poursuivi. Il a précisé que l'appel de la Commission aux États membres de l'UE pour communiquer les critères pour l'ouverture de ces chapitres à la Turquie « constitue un développement significatif ».
Le ministre a aussi salué « la prise en compte des développements et réformes globales », se félicitant également que le rapport « dans les mots et l'esprit » reconnaisse que « le niveau actuel de la Turquie concernant la démocratisation, les droits de l'homme et le développement économique est sans conteste plus proche que jamais des normes de l'UE ». « Il convient de noter que l'UE reconnaît les progrès réalisés dans 32 des 33 chapitres depuis le dernier rapport », a ajouté M. Bagis. Il a précisé que la Turquie va utiliser la « critique positive » dans le rapport comme un « guide » pour la période à venir.
Le ministre a souligné que pour « la première fois, l'ouverture d'un chapitre (le 22ème - Politique régionale) a été liée au rapport de suivi », contrairement au 15 rapports précédents. « Le fait que ce rapport est libre de toute évaluation négative qui peut empêcher l'ouverture du chapitre 22 est l'indicateur le plus important de la détermination de la Turquie dans le processus de réforme », a-t-il ajouté. (CG)