Bruxelles, 21/10/2013 (Agence Europe) - En visite aux États-Unis la semaine dernière, le Premier ministre italien, Enrico Letta, a appelé à un « changement radical » au niveau institutionnel dans l'UE qui débouche sur une unification des fonctions de président du Conseil européen et de président de la Commission européenne. « Il faut un leadership européen lié aux électeurs. Il y a un problème de légitimité qui sera crucial pour le futur de l'Europe. Il faut un président de l'UE élu directement par les citoyens (...) Ce n'est qu'en renforçant le lien entre les personnes et les institutions que nous pourrons renforcer l'Europe », a-t-il déclaré, jeudi 17 octobre, en s'exprimant à la Brookings Institution, un groupe de réflexion basé à Washington.
Le Premier ministre italien, qui avait rencontré dans la matinée le président américain, Barack Obama, à la Maison Blanche, déplorait l'absence d'une figure de référence unique de l'UE au niveau international: « Si Obama devait venir à Bruxelles, avec qui devrait-il parler ? Avec trop de personnes », a-t-il considéré, se référant à la célèbre phrase d'Henry Kissinger 'l'Europe, quel numéro de téléphone ?'. Toujours sur le thème de la place et de l'influence de l'UE dans le monde, M.Letta a insisté sur la nécessité de maintenir la cohésion entre les États du Nord et du Sud de l'UE, mise à mal notamment par les tensions dans la zone euro. Il a fait part de sa volonté de promouvoir un « changement de génération » dans l'UE, en favorisant l'emploi des jeunes, contraints à émigrer massivement notamment des États du Sud frappés par la crise. (FG)