Bruxelles, 21/10/2013 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a pris le pouls, lundi 21 octobre à Ljubljana, de l'économie slovène et de son secteur bancaire, dont les difficultés pourraient contraindre le pays à solliciter une assistance financière internationale, un scénario que le Néerlandais a toutefois écarté.
Interrogé sur le type de programme d'ajustement (à appliquer en échange d'un plan de sauvetage) qui serait le plus adapté à la Slovénie, M. Dijsselbloem s'est voulu sans équivoque. « Aucun », a-t-il répondu, lors d'une conférence de presse avec le ministre des Finances, Uros Cufer. « La priorité est le secteur bancaire », a-t-il estimé, ajoutant que celui-ci était crucial pour stimuler la reprise économique au même titre que le programme de privatisations. Il n'a, par ailleurs, pas paru inquiet par le retard pris dans la conclusion, attendue pour fin novembre, des tests de résistance auxquels sont actuellement soumises les banques slovènes. « Il est crucial que les tests de résistance soient conduits correctement. Ils ont peut-être pris plus de temps que prévu mais c'est le résultat qui est le plus important », a-t-il déclaré.
Si les tests de résistance révèlent des lacunes dans le bilan des banques slovènes, il appartiendra d'abord aux établissements de crédit eux-mêmes d'intervenir, tout comme « leurs actionnaires et investisseurs ». Ensuite au gouvernement. Et, si celui-ci « ne peut le faire seul, et seulement dans ces circonstances, le Mécanisme européen de stabilité pourrait entrer » dans l'équation.
La veille, lors d'un entretien avec le quotidien Delo, il avait souligné qu'il était important que le pays conserve son accès aux marchés des capitaux. « Nous devons soutenir la Slovénie pour qu'elle continue son travail », a-t-il dit, ajoutant que la spéculation sur un potentiel plan de sauvetage n'était d'aucune aide. (EL)