Bruxelles, 21/10/2013 (Agence Europe) - Arrivé en tête des élections législatives luxembourgeoises, dimanche 20 octobre, le Premier ministre sortant, Jean-Claude Juncker, a revendiqué « la priorité pour former le prochain gouvernement ». Son parti a connu un léger recul par rapport à 2009, avec 33,7% des voix (soit 23 sièges) contre 38% il y a quatre ans. Celui qui a gouverné le pays 18 ans n'a pas eu l'air intimidé par ce recul et a souligné l'écart entre son parti et les autres formations. Les Socialistes, ses anciens alliés, et les Libéraux (DP) raflent chacun 13 sièges sur 60 au parlement, les Verts six sièges. Pour rappel, les Socialistes ont retiré leur soutien au gouvernement, en juillet dernier, après le scandale lié au service de renseignements luxembourgeois. Selon l'AFP, M. Juncker n'a par ailleurs pas exclu qu'une coalition puisse se former contre lui.
Le député européen français Joseph Daul, président par intérim du PPE dont fait partie le CSV de M. Juncker, a félicité son allié pour le « mandat » que lui ont confié les Luxembourgois pour « diriger le pays » une nouvelle fois. Les Libéraux se considèrent, quant à eux, grands vainqueurs de ces élections. Xavier Bettel, qui préside le parti, a estimé que les électeurs leur avaient « clairement donné un mandat pour entrer dans un gouvernement » ou en former un. Le député européen britannique Graham Watson, président du parti ADLE, a également espérer voir le parti de M. Bettel faire partie du gouvernement. (EL)