Bruxelles 21/10/2013 (Agence Europe) - Une étude du cabinet ECORYS axée sur la portée et l'impact de « l'accord de libre-échange approfondi » (ALECA), qui vient d'être présentée, souligne l'impact positif de cet accord en cours de négociation entre l'UE et le Maroc, mais aussi les points faibles dont il faudra tenir compte durant les discussions. Un des avantages serait, à long terme, d'accroître le PIB du Royaume de près de 1,6%. Il aurait aussi un impact positif sur les flux commerciaux avec une augmentation à long terme des exportations du Maroc de 15% contre une hausse de 8% pour ses importations.
La mission a consisté, selon ses auteurs, à « valuer la manière dont les dispositions commerciales en cours de négociation pourraient influer sur les questions économiques, sociales et environnementales dans l'UE et au Maroc ». L'étude prend également en compte le processus d'intégration régionale et son impact potentiel ainsi que dans des pays tiers concernés. Des risques de « diversion » de flux entre l'UE et la Tunisie et euro-turcs sont cités.
L'étude propose des mesures commerciales ou non commerciales « pour maximiser les bénéfices de l'ALECA et de prévenir ou minimiser les impacts négatifs potentiels ». Des effets sont escomptés en agriculture, notamment dans le secteur des céréales où une perte de production de 2,7% est attendue à long terme. Autre secteur qui devrait être affecté négativement: la maroquinerie. Le textile/habillement devra faire face à des réadaptations. Les services, les TIC et d'autres services aux entreprises sont susceptibles de faire face à une concurrence accrue de leurs homologues de l'UE, avec une projection de perte de 1,7% de la production totale à long terme mais touchera peu le « off shore » (les délocalisations). (FB)