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Bulletin Quotidien Europe N° 10934
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) bce

La BCE n'exclut aucune option pour préserver l'Eurozone

Bruxelles, 02/10/2013 (Agence Europe) - Une fois n'est pas coutume, le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a décidé, mercredi 2 octobre à Paris, de laisser intacts les taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt (respectivement 0,5%, 1% et 0%). Selon le président de l'institut de Francfort, Mario Draghi, une diminution de ces taux a bien été discutée par les gouverneurs, certains d'entre eux estimant une nouvelle fois que l'embellie économique ne justifiait pas cette discussion.

Le discours de M. Draghi est resté sensiblement similaire à celui tenu le mois dernier, mettant l'emphase sur le fait que la politique monétaire menée par l'institution qu'il dirige resterait accommodante aussi longtemps que nécessaire. Cela devrait permettre de soutenir la reprise qui reste à ses yeux « faible, fragile et irrégulière » et est attendue toujours « lente » dans les mois à venir, plombée par un taux de chômage élevé et la consolidation des finances publiques qu'entreprennent les États. En cas de besoin, la BCE se tient prête à agir et sa réponse sera mesurée au besoin, aucune option n'étant mise de côté. Le programme de prêt à long terme aux banques dit 'LTRO', par exemple, est un instrument auquel la BCE pourrait avoir recours pour s'assurer que les taux sur les marchés monétaires restent en ligne avec ses prévisions à moyen terme, a-t-il dit. Si la reprise reste, selon lui, chétive, M. Draghi n'a par ailleurs pas tari d'éloge sur l'euro. Il a remarqué, lorsque questionné sur les développements politiques en Italie, que l'instabilité politique d'un État, bien que nocive pour ledit pays, ne blessait pas l'eurozone. « L'euro est plus résistant qu'il y a quelques années », s'est-il félicité, reconnaissant que cela tenait aux efforts des États membres en matière de réformes, à la réponse de la BCE avec son programme de rachat de dette ('OMT') et au renforcement de la gouvernance économique de l'eurozone.

Concernant les banques, M. Draghi a évoqué les tests de résistance auxquels elles seront bientôt soumises et qui seront menés par la BCE, de concert avec les autorités nationales compétentes et des acteurs du secteur privé. Ces tests se doivent d'être « transparents et vigoureux » pour détecter les failles dans les bilans bancaires. Si d'aventure ils révèlent des manques à gagner, M. Draghi a précisé que la Commission, représentée par Olli Rehn ce jour, avait déclaré que les injections de capitaux des gouvernements aux banques seraient considérées comme une « mesure ponctuelle » et exclues du calcul du déficit excessif des États. (EL)

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