Bruxelles, 02/10/2013 (Agence Europe) - Pour sa cinquième présidence, qui commencera le 1er janvier 2014, la Grèce va assumer une présidence de l'UE à moindre frais. La présidence sera « spartiate, pour différentes raisons économiques et symboliques », a souligné, le 1er octobre, un fonctionnaire grec de haut rang, annonçant un coût de 50 millions d'euros et espérant que « nous n'allons pas dépenser tout le budget ». S'il a précisé que la présidence coûterait moins que les précédentes, qu'il a estimées à entre 60 et 80 millions d'euros, la présidence grecque devrait plutôt se situer dans la moyenne. Si Chypre avait budgété 61,7 millions d'euros, le coût final a été de 46 millions. L'Irlande avait prévu 60 millions d'euros de budget.
L'officiel grec a ainsi précisé que la plupart des activités auraient lieu à Bruxelles. 13 informelles sont prévues en Grèce, mais uniquement à Athènes « pour baisser les coûts » et éviter ainsi le « tourisme diplomatique ». Il a précisé que seul un petit groupe de personnes organise la présidence, et que seulement 150 personnes au maximum travailleront à la Représentation permanente pendant la présidence, contre 300, selon lui, pour les présidences de l'UE précédentes.
Et face au coût que représente une présidence dans un pays en crise économique, le fonctionnaire grec a précisé que l'opinion publique de son pays est enthousiaste d'avoir la présidence « sans trop dépenser », similaire à ce qui a été fait dans le passé, et qu'il ne s'attend pas à une réaction négative au sujet des 50 millions. « Je m'attends à une réaction négative si nous faisons une mauvaise présidence ou si elle est mal organisée », a-t-il ajouté.
Le fonctionnaire de haut rang a rappelé que les trois priorités de la présidence sont: - l'achèvement de l'union économique et monétaire, dont le volet social ; - la croissance, l'emploi et la cohésion ; - et enfin les questions de mobilité, de migrations et de frontières, comme l'avait annoncé dans une interview à EUROPE le ministre des Affaires européennes grec, Dimitris Kourkoulas (EUROPE 10832). « Mais cela ne veut pas dire que nous mettons de coté les autres questions déjà dans le pipeline », dont l'innovation, l'agenda numérique et la politique d'élargissement, a-t-il ajouté. La Grèce devra aussi faire face à une présidence raccourcie: si elle dure, comme les autres, officiellement 6 mois, en raison des élections européennes en mai prochain, les avancées dans la procédure législative devront se faire en « 3 mois, 3 mois et demi ». (CG)