Bruxelles, 02/10/2013 (Agence Europe) - Quatre députés du parti néo-nazi Aube dorée, qui a fait l'objet d'un vaste coup de filet au cours du week-end, ont été inculpés, mercredi 2 octobre, de « constitution et appartenance à une organisation criminelle », rapporte l'AFP, ajoutant que l'un d'entre eux a été placé en détention provisoire. Trois députés, dont le porte-parole du parti, Ilias Kasidiaris, ont été mis en liberté conditionnelle, tandis que le quatrième, Yiannis Lagos, a été placé en détention provisoire. Celui-ci est soupçonné d'implication dans le meurtre du musicien antifasciste Pavlos Fyssas, le 18 septembre, près d'Athènes. Les trois députés placés en liberté conditionnelle ont interdiction de quitter le pays. La justice a infligé à Ilias Kasidiaris, soupçonné d'être responsable de l'entraînement paramilitaire des militants du parti, une caution de 50 000 euros. Au total, six des 18 députés du parti avaient été arrêtés le week-end dernier, dont le dirigeant d'Aube dorée, Nikos Michaloliakos, et son adjoint, Christos Pappas, placés en garde à vue et devant comparaître ce mercredi après-midi et jeudi. Plus de quinze autres membres du parti ont été arrêtés ces derniers jours, dont quatre policiers. Le parti néo-nazi s'est livré à de nombreuses exactions, en particulier sur les migrants et les militants d'extrême gauche, passant par des agressions ou du chantage. Il a fait son entrée au parlement à la suite des législatives de 2012. (SP)