Bruxelles, 09/07/2013 (Agence Europe) - La commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a indiqué sur son compte Twitter qu'elle étudierait de près le dernier rapport d'Amnesty International publié le 9 juillet dénonçant la mise en danger des personnes réfugiées de Syrie par les garde-côtes grecs qui les renvoient en Turquie. Amnesty International y dénonce les « dangereuses » méthodes des autorités grecques qui n'accordent même pas d'entretiens individuels aux migrants arrivés à la frontière grecque. Le rapport explique les dangers pris par les migrants qui souhaitent rejoindre les îles grecques et détaille les conditions déplorables dans lesquelles ceux qui sont interceptés sont parfois détenus. Ce rapport se base sur les témoignages d'une trentaine de migrants qui ont fait état de mauvais traitements, de vols et même de violences physiques, certains migrants ayant été jetés à la mer, ont-ils expliqué à Amnesty. « Ce qui se passe à la frontière grecque n'est pas seulement une honte pour la Grèce mais pour toute l'UE », dénonce Amnesty, jugeant « alarmant » le nombre de refoulements observé. Pour l'ONG, ces pratiques pourraient même s'avérer régulières. La commissaire a appelé les autorités grecques à respecter les droits fondamentaux des migrants. (SP)