Bruxelles, 09/07/2013 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères lituanien Linas Linkevicius a précisé mardi 9 juillet que le processus d'élargissement avec la Turquie est « utile pour avoir une influence sur le terrain » et que « le dialogue n'est pas facile, il est long mais important ».
Lors de son intervention devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen pour présenter les priorités de la présidence lituanienne, il a souligné que si cela est possible, d'autres chapitres pourraient être ouverts, tels que celui sur la politique sociale et l'emploi (chapitre 19) ou celui sur la politique économique et monétaire (chapitre 17).
Pour le ministre, il est également important que l'UE garde contact avec l'Islande, si celle-ci décide de ne pas poursuivre sa voie européenne. Sur les Balkans, il a précisé que c'est plus difficile avec la Bosnie-Herzégovine et l'Albanie. La présidence encourage les Albanais à rentrer dans la phase de transition, quelques semaines après les élections législatives, a-t-il précisé. « Nous allons pousser pour le statut de candidat », a ajouté M. Linkevicius. Pour lui, la situation de la Bosnie-Herzégovine est « difficile, complexe », et une « unité» et une « volonté politique » sont nécessaires pour que le pays avance dans sa voie européenne.
La vie continuera après le sommet du partenariat oriental
Sur le partenariat oriental, le ministre a précisé qu'il était important qu'après le sommet en novembre à Vilnius, « nous puissions dire que nous avons une stratégie à l'égard du Partenariat oriental ». Il a mis en avant le principe du « more for more », expliquant que c'est « un très bon slogan qui doit être mis en œuvre ». « Il faut parler de l'après 2013, il faut une vision car la vie ne s'arrête pas après le sommet, la vie après 2013 est très importante », a ajouté M. Linkevicius. Il a précisé que les six pays partenaires (Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine) sont méfiants et qu'il faudrait peut-être avoir une « approche individuelle » pour chacun car « on ne peut pas procéder de la même façon avec des pays très différents ». Pour le ministre, « attendre n'est pas un privilège que nous pouvons nous permettre », « soyons pro actifs et aidons » ces pays à avancer dans leurs réformes, a-t-il expliqué rejetant la politique du « wait and see ».
Le chef de la diplomatie lituanienne a considéré que la signature de l'accord d'association avec l'Ukraine est « faisable », « possible ». Mais il a souligné que le « temps court, (…) il joue contre nous ». M. Linkevicius a rappelé que « la discussion avec l'Ukraine n'est pas une discussion comme une autre: elle est géopolitique, c'est un élément de succès de l'Europe ou (au contraire) une Europe moins impressionnante (sans l'Ukraine) ». (CG)