Bruxelles, 09/07/2013 (Agence Europe) - Le FMI a réitéré son engagement au sein de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), lundi 9 juillet, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro. Début juin, l'institution de Washington avait créé la polémique avec la publication d'un rapport mettant sur le devant de la scène les erreurs de gestion du premier programme grec et portant un regard critique sur l'eurozone (EUROPE 10861).
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a expliqué que « l'alchimie de la 'troïka' est quelque chose que nous avons dû inventer alors que nous devions faire face à la crise et mettre les programmes sur pied ». Et de déclarer qu'elle partageait la lecture de ses services sur la manière d'améliorer l'architecture des programmes à l'avenir. Au nom de la Commission, Olli Rehn a abondé dans ce sens, rappelant que le travail au sein de la 'troïka' avait été un « processus d'apprentissage », par ailleurs rendu difficile par des « philosophies et des règles » propres à chacune des trois institutions. À ses yeux, dans la pratique, cela fonctionne, comme en témoigne l'issue de la dernière mission à Athènes, pourtant difficile. M. Rehn a considéré qu'il était « naturel qu'il puisse y avoir des tensions », parlant d'une « tempête dans un verre d'eau » soulevée par cette publication. La Commission ambitionne toutefois de compiler son propre rapport suite à la sortie du document du FMI. Interrogé, le service de presse de M. Rehn a indiqué qu'il n'y avait rien de nouveau à ce sujet. Quant à un retrait potentiel du FMI du programme grec, rumeur alimentée notamment par un possible problème de financement (voir autre nouvelle), Mme Lagarde a répliqué que son institution était « partenaire dans le programme, nous ne nous arrêtons pas ». Et de souligner que les critiques lancées dans le rapport avaient trait spécifiquement au premier plan de sauvetage grec. (EL)