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Bulletin Quotidien Europe N° 10884
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Libre-échange, les négociations sur les rails

Bruxelles, 09/07/2013 (Agence Europe) - Le premier round de négociations est avant tout une prise de pouls au niveau des négociateurs en chef et des divers groupes sectoriels.

L'UE et les États-Unis ont donné, le 8 juillet à Washington, le coup d'envoi aux négociations pour un accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement (TTIP), dans un climat assombri par l'affaire de l'espionnage américain des institutions européennes.

Le premier round de discussions a été officiellement ouvert lundi par le représentant américain au Commerce (USTR), Michael Froman, et le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia Bercero. Ce tour de chauffe s'achèvera le 12 juillet par une conférence de presse commune.

Outre la session plénière dirigée par les négociateurs en chef, des groupes de négociation ont abordé lundi les thèmes de l'investissement, les marchés publics, les services transfrontaliers, les textiles, les règles d'origine, l'énergie et les matières premières, et les questions juridiques. Mardi, les groupes de négociation devaient avoir abordé les chapitres relatifs aux mesures sanitaires et phytosanitaires, à l'accès au marché des biens industriels, mais aussi au travail et à l'environnement.

L'objectif d'un accord transatlantique est ambitieux: outre l'élimination de droits de douane déjà très bas, Européens et Américains entendent rapprocher leurs normes et pratiques réglementaires. « Nous avons l'opportunité de parvenir à l'une des plus grandes alliances de tous les temps », a rappelé M. Froman lundi. En marge d'une réunion à Genève, le commissaire Karel De Gucht rappelait lundi son optimisme quant aux gains d'un accord pour la croissance et l'emploi d'une Europe en plein marasme, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble. « Nous travaillerons dur pour avoir un résultat. Bien sûr, nous rencontrerons beaucoup de problèmes et d'écueils. Mais si nous parvenons à un accord, il sera historique », commentait-il, sans réaffirmer l'objectif d'un accord d'ici fin 2014, soit le terme de son mandat. Européens et Américains devraient en particulier rencontrer des difficultés sur le chapitre agricole ou celui des marchés publics. « Nous devons résister à la tentation de revoir nos ambitions à la baisse et d'éviter des sujets de discussion dans le seul but d'arriver à un accord. Donc soyez créatifs et flexibles », a prévenu M. Froman, lundi. (EH)

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