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Bulletin Quotidien Europe N° 10880
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Deux jours pour conclure ou trois mois sans financement

Bruxelles, 03/07/2013 (Agence Europe) - La zone euro ne voit ni « besoin » ni « possibilité » de se réunir après le 8 juillet si la mission de la 'troïka' à Athènes échoue d'ici à vendredi 5 juillet, a déclaré une source européenne, mercredi 3 juillet. En jeu: l'octroi d'une nouvelle tranche pour les trois prochains mois.

Dans ce scénario « hautement improbable » selon cette source, la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) des créanciers de la Grèce fusionnerait sa mission actuelle de suivi avec la prochaine, prévue en octobre et annoncée « difficile », repoussant jusque là toute décision des créanciers quant aux versements des tranches d'aide. Et le FMI pourrait soulever la question du « financement global ».

Pour boucler l'actuelle mission de la 'troïka' à Athènes, les parties doivent répondre à deux défis. Le premier est le trou budgétaire lié aux coûts dans le secteur de la santé, mais qui ne serait « pas énorme ». Selon la presse grecque, les comptes de l'assureur public des soins de santé EOPYY auraient révélé un trou d'un milliard d'euros. Le gouvernement grec ambitionnerait d'utiliser les fonds inutilisés de l'enveloppe destinée à la recapitalisation des banques pour couvrir les écarts budgétaires qui pourraient apparaître ailleurs. Un nouvel audit sur les banques devrait permettre d'y voir plus clair en septembre.

Le second défi concerne l'emploi dans le secteur public. Dans ce domaine, les progrès « n'ont pas été spectaculaires », a constaté cette source européenne. La 'troïka' ne serait pas convaincue par la restructuration du service audiovisuel public ERT, qui prévoit que 2 000 anciens employés sur 2 700 soient réengagés à durée déterminée, selon le quotidien Ekathimerini. Et pour Kyriakos Mitsotakis, ministre de la Réforme administrative, la réduction drastique de la fonction publique se fera sur « plusieurs mois ».

La prochaine tranche d'aide à la Grèce pourrait être scindée en plusieurs sommes dont le versement sera sujet à la mise en œuvre de jalons spécifiques. Selon cette source européenne, Athènes n'a pas besoin en juillet et août de l'intégralité des 8,1 milliards d'euros qu'avance la presse grecque. Un chiffre qui relèverait cependant de la pure spéculation, selon une autre source européenne. Si aucun versement n'était effectué d'ici à octobre, Athènes serait toujours en mesure de lever, seule, des titres à court terme.

Effacement de la dette ? Nein danke. La chancelière allemande, Angela Merkel, a refusé d'envisager un effacement d'une partie des créances grecques, dans une interview à six médias européens. Elle a espéré que « la soutenabilité de la dette (grecque) continuera d'être un acquis ». (EL)

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