Bruxelles, 03/07/2013 (Agence Europe) - Dans la foulée des débats sur la Hongrie et son Premier ministre conservateur Viktor Orban (voir autre nouvelle), le Parlement européen s'est ému, mercredi 3 juin, des récents développements politiques en Bulgarie, pays où la situation de l'état de droit soulève également nombre d'inquiétudes parmi les eurodéputés et au sein de la Commission européenne.
Depuis plusieurs semaines, le tout jeune gouvernement issu des élections du 12 mai doit faire face à la colère de manifestants contre la corruption du gouvernement. Premier ministre sans étiquette politique mais soutenu par les socialistes et dans une certaine mesure par un parti nationaliste et anti-européen, Ataka, Plamen Orecharski avait provoqué très vite la colère de la société bulgare en choisissant un député, magnat de la presse lié à une grande banque, pour diriger l'Agence de sécurité nationale (DANS), Delyan Peevski . La commissaire Viviane Reding, comme l'avait déjà fait le président Barroso avant elle, a rappelé mercredi les obligations de la Bulgarie en matière de nominations à ces postes clefs de la démocratie bulgare, conformément aux prescriptions du Mécanisme de coopération et de vérification (MCV). Et estimé que tous ces mouvements démontraient le besoin urgent de réformes dans le pays. D'autres eurodéputés ont ainsi demandé des élections anticipées. Pour le PPE, ce débat était une occasion en or de rétorquer aux « attaques » entourant Viktor Orban, le député allemand Manfred Weber demandant ainsi aux socialistes ce qu'ils avaient donné au parti Ataka en échange de son soutien au gouvernement.
Auteur d'une résolution sur la Hongrie, Rui Tavares (Verts/ALE, Portugal) a lui estimé que cette situation augurait « d'une nouvelle crise dans l'horizon européen » et qui « pourrait causer plus de dégâts que la crise économique ». (SP)