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Bulletin Quotidien Europe N° 10870
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) chypre

L'UE opposée à une révision substantielle du plan d'aide

Bruxelles, 19/06/2013 (Agence Europe) - Il n'y aura pas de changement substantiel, s'il y en a un, au plan d'aide chypriote lors de l'Eurogroupe jeudi 20 juin, a déclaré mercredi 19 juin une source européenne.

Les ministres des Finances de la zone euro évoqueront la lettre qu'a adressée la semaine dernière à la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) le président chypriote (EUROPE n° 10865). Nicos Anastasiades appelle les Européens à trouver une solution aux problèmes de liquidités que connaissent les banques de l'île.

Le gouvernement chypriote est en désaccord avec la lecture fournie sur cette affaire par le FT, mercredi. En premier lieu, il ne demande pas une modification complète du protocole d'accord, M. Anastasiades ayant réitéré noir sur blanc l'engagement de son pays à mettre en œuvre le plan d'aide. Le pavé jeté dans la mare par les autorités chypriotes aurait pour but d'attirer l'attention de leurs partenaires sur des questions importantes qui entravent la réalisation des objectifs du mémorandum.

Cette clarification devrait être bien accueillie par l'Allemagne. Celle-ci a appelé Chypre à appliquer les termes de l'accord « de manière cohérente et rapide », ne voyant pas, à ce stade, de raison de modifier l'architecture du programme. À noter que la Commission européenne a annoncé, mercredi, avoir lancé une task force destinée à apporter une assistance technique à l'île dans la mise en œuvre des réformes.

Jeudi, l'Eurogroupe se penchera également sur les recommandations formulées dans les rapports sur la lutte contre le blanchiment d'argent à Chypre et sur la nécessité d'amender le mémorandum à cet égard.

Selon une autre source chypriote, la conversion des dépôts non garantis dans Bank of Cyprus et Laiki devrait permettre aux banques de constituer un ratio de capital de qualité optimale d'environ 13%, alors qu'il était convenu que celui-ci s'élève à 9%. « Nous avons le sentiment que la 'troïka' ne sait pas ce qu'elle fait », s'est inquiétée cette source. Cette différence s'expliquerait par le fait qu'un ratio plus élevé est nécessaire afin de couvrir aussi les éventuelles pertes additionnelles sur les prêts non performants. (EL)

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