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Bulletin Quotidien Europe N° 10870
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) canada

Libre-échange, le G8 n'a pas permis une percée

Bruxelles, 19/06/2013 (Agence Europe) - La venue de Stephen Harper en Europe pour assister au sommet du G8 n'a pas permis de surmonter les écueils qui bloquent les négociations de libre-échange avec l'UE.

L'heure du blame game serait-elle venue ? La Commission européenne a mis le feu aux poudres en accusant, mardi 18 juin, le Canada de faire traîner les négociations de libre-échange. Si les négociateurs de l'UE ont fait preuve de « pragmatisme et flexibilité », on ne peut pas en dire autant de leurs interlocuteurs canadiens, a laissé entendre en marge du G8 le porte-parole du commissaire De Gucht, John Clancy, cité par les médias canadiens. L'UE attendait aussi un signal du Canada qu'il était prêt à dénouer l'impasse depuis la rencontre entre M. De Gucht et le ministre canadien du Commerce Ed Fast, en février dernier.

Plus de six mois après l'échéance initiale en décembre 2012, Européens et Canadiens n'ont toujours pas bouclé leurs laborieuses négociations pour un accord économique et commercial (CETA), lancées en 2007. Et les visites du Premier ministre canadien Stephen Harper, à Londres, Paris, Dublin puis Lough Eerne, où il a participé au sommet du G8, les 17 et 18 juin, n'ont pas permis de décanter la situation.

Le CETA était pourtant au centre des entretiens de M. Harper avec le Premier ministre britannique, David Cameron, le président français, François Hollande, et le Premier ministre irlandais, Enda Kenny. Le chef du gouvernement canadien a exhorté les Européens à aller de l'avant pour boucler un accord « historique » qui permettrait d'augmenter le commerce bilatéral de 20%. Mais, M. Harper a aussi indiqué ne pas se fixer une date-butoir. « Nous continuons à négocier (…) dans le meilleur intérêt de tous les Canadiens », assurait-il, à l'issue de sa rencontre avec le président Hollande, le 14 juin à Paris.

Au plan technique, l'écueil agricole ne serait toujours pas levé, les parties achoppant sur l'accès au marché agricole et la question des quotas d'exportation de fromages européens au Canada et de l'ouverture du marché européen du bœuf et du porc. Les services financiers, l'accès aux marchés publics canadiens, et la question des brevets conférés aux médicaments fabriqués en Europe sont les autres points de blocage majeurs des négociations. En avril, la presse canadienne avait annoncé un compromis sur le chapitre automobile. (EH)

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