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Bulletin Quotidien Europe N° 10804
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Shimon Pérès favorable à une intervention de la Ligue arabe

Bruxelles, 12/03/2013 (Agence Europe) - Le président israélien, Shimon Pérès, a appelé, mardi 12 mars, à l'intervention d'une force de la Ligue arabe en Syrie. « La meilleure option pour mettre fin à la tragédie en Syrie est de permettre à la Ligue arabe, dont la Syrie est membre, d'intervenir », a souligné M. Pérès lors d'un discours de 45 minutes devant le Parlement européen à Strasbourg. Si, pour lui, « l'intervention d'une force occidentale serait perçue comme une 'ingérence étrangère', la Ligue des pays arabes peut et doit créer un gouvernement provisoire en Syrie pour arrêter le massacre et empêcher la Syrie d'imploser », a-t-il ajouté. « Les Nations unies doivent soutenir la Ligue arabe, créer une force de casques bleus arabes », a aussi expliqué le président.

Lors d'une conférence de presse, le président israélien a précisé qu' « il n'y aurait sans doute pas d'intervention, la Ligue arabe devrait prendre le contrôle des choses avec le soutien de l'ONU (…) Nous ne sommes pas en faveur d'un intervention armée car nous pensons que les pays étrangers ne peuvent pas comprendre la situation aussi bien que les pays arabes, ces pays ont l'identité et la force nécessaire », a-t-il expliqué ajoutant « qu'au lieu de chercher l'aide de l'étranger il faudrait que les Nations unies soutiennent une mission de la Ligue arabe ».

M. Pérès a précisé qu'une force ne « veut pas forcement dire militaire, il y a des forces qui ne se battent pas mais évitent les combats, une force arabe avec les casques bleus des Nations unies », prenant l'exemple de forces de maintien de la sécurité à la frontière entre Israël et le Liban mais qui ne se battent pas.

Soutenir le peuple iranien

Dans son discours, M. Pérès a rappelé la nécessité d'agir contre l'Iran et le Hezbollah, qu'il a accusés d'intervenir en Syrie sans l'autorisation du gouvernement libanais. Selon lui « la plus grande menace est le régime iranien: une dictature drapée d'un manteau religieux ». Et de souligner que si « personne ne menace l'Iran, l'Iran menace les autres », qui veut créer des armes nucléaires sans vouloir l'avouer. Il a appelé à ce qu'une voix claire s'élève face aux violations des droits de l'homme en Iran, face à un régime qui, selon lui, dépense sa manne pétrolière pour le terrorisme et la livraison d'armes plutôt que de la partager avec son peuple. « Les ayatollahs ne doivent pas pouvoir falsifier les résultats des élections », a-t-il ajouté. « Votre voix montrera au peuple iranien que le monde ne lui a pas tourné le dos », a-t-il lancé aux députés européens. (CG)

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