Bruxelles, 12/03/2013 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE a adopté, lundi 11 mars, ses conclusions sur le rapport de la Commission européenne sur l'état de la Roumanie au titre du Mécanisme de coopération et vérification (CVM), soulignant que le pays doit encore apporter des gages d'engagements démocratiques. Des conclusions classiques pour un apport qui ne l'était pas, la Commission ayant imposé à l'été 2012 une nouvelle évaluation du pays au plus fort de la guerre institutionnelle que se livraient MM. Basescu et Ponta. Les conclusions portent donc uniquement sur la Roumanie et sur le rapport présenté en janvier par la Commission. Selon les États membres, si le pays a progressé, il doit encore rassurer sur le respect et la mise en œuvre des décisions judiciaires, sur les accusations de pressions exercées sur le pouvoir judiciaire ou sur les institutions chargées de la lutte contre la corruption. L'intégrité des responsables politiques, notamment des ministres et des parlementaires, doit aussi être pleinement garantie.
Les États membres se félicitent encore que la Commission ait l'intention de poursuivre sa surveillance des deux pays et de prolonger le recours au CVM, qui est un outil efficace, estiment-ils. C'est sur la base de ces rapports CVM que les ministres de l'Intérieur formulent leur décision quant à l'entrée de Bucarest et de Sofia dans la zone Schengen. Une entrée jusqu'ici refusée, les résultats des rapports CVM ne s'étant pas jusqu'ici avérés assez positifs à leurs yeux. (SP)