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Bulletin Quotidien Europe N° 10804
Sommaire Publication complète Par article 17 / 31
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) alimentation

Résidus de pesticides, pas de risque à long terme pour l'EFSA

Bruxelles, 12/03/2013 (Agence Europe)- Les résidus de pesticides présents dans les aliments ne présentent pas de risque à long terme pour la santé des consommateurs, affirme l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) au vu des résultats du dernier programme coordonné de détection des pesticides dans les aliments mené à bien en 2010 dans l'UE (ainsi qu'en Islande et en Norvège ) dont les résultats ont été publiés mardi 12 mars. En effet, 98,4% des échantillons analysés présentaient des taux de résidus conformes aux limites maximales autorisées (LMR) par la législation de l'UE (contre 98,8 en 2009), les records de dépassement ayant été enregistrés pour l'avoine (5,3% des échantillons), les laitues (3,4%), les fraises (2,8%) et les pêches (1,8%).

Et pour 99,6% des échantillons, l'évaluation de l'exposition alimentaire aiguë (ou risques cumulés) à court terme a permis d'exclure tout risque pour la santé des consommateurs lié à la présence de résidus de produits chimiques. En d'autres termes, un risque n'a pu être exclu pour 0,4 % des échantillons (ou 79 échantillons sur 18 243 au total) - une conclusion fondée sur le scénario le plus pessimiste, avec l'hypothèse de consommation de la portion la plus importante d'un type d'aliment contenant le taux le plus élevé mesuré pour chaque pesticide, précise l'EFSA, mais qui mérite que les décideurs politiques s'y attardent pour minimiser ce risque.

Ce rapport annuel de l'EFSA sur les résidus de pesticides dans les denrées alimentaires - le quatrième du genre - a, pour la première fois testé une approche innovante de l'exposition alimentaire qui tient compte des effets potentiels de l'exposition combinée à plusieurs produits chimiques présentant des propriétés toxicologiques similaires. L'EFSA souligne la valeur de ce test d'évaluation des risques cumulés dont elle recommande une meilleure utilisation dans les futurs rapports de surveillance établis par les pays. Elle recommande que les autorités nationales accroissent la collecte des données de surveillance et modifient la méthodologie afin de réduire les incertitudes significatives observées dans les résultats.

C'est dans les aliments d'origine animale qu'on été relevés les taux de dépassement des LMR les plus faibles (0,1% des échantillons dépassant les limites autorisées). Les taux de dépassement des LMR pour les aliments importés étaient plus de cinq fois supérieurs à ceux des aliments produits dans les différents pays (7,9 % contre 1,5%). L'analyse de 3 571 échantillons de produits de l'agriculture biologique révèle un taux de dépassement des LMR de 0,8%. (AN)

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