Bruxelles, 12/03/2013 (Agence Europe) - L'interdiction totale des essais sur les animaux pour les produits et ingrédients cosmétiques, entrée en vigueur le 11 mars dans l'Union européenne, est, de l'avis de tous, une avancée pour le bien-être animal (EUROPE n° 10803), mais il était temps, et cette décision contient une échappatoire, fait observer l'eurodéputée allemande Dagmar Roth Behrendt (S&D), rapporteur pour le dossier. Elle regrette en effet la possibilité offerte aux États membres de continuer à utiliser les données des expérimentations animales réalisées pour des produits autres que les cosmétiques et leurs ingrédients, comme les produits pharmaceutiques ou chimiques.
« C'est un beau jour pour le bien-être animal, mais il a fallu vingt ans pour obtenir une interdiction totale. Enfin, nous l'avons! Mais la Commission a laissé une échappatoire dans le système: elle autorise les États membres à décider si les résultats des essais sur animaux réalisés pour d'autres produits peuvent être utilisés pour les cosmétiques. Est-ce le résultat d'une pression de l'industrie ou de la sagesse d'un service juridique archaïque ? Je ne sais. En tout cas, c'est une erreur », commente Dagmar Roth Behrendt.
L'eurodéputée rappelle que, depuis 1989, le Parlement demandait une interdiction totale, et tient à préciser que l'interdiction de commercialisation des produits et ingrédients testés sur animaux ne mettra pas en danger la santé humaine puisque plus de 10 000 substances déjà testées sont désormais disponibles pour être utilisées dans toutes les combinaisons possibles. (AN)