Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - Les contours de la dimension sociale de la future Union économique et monétaire (UEM) ne sont pas encore dessinés, mais la Confédération européenne des syndicats (CES) s'inquiète déjà de ce que cette dimension puisse s'avérer « trop restrictive », car les considérations économiques prédomineraient malgré tout sur l'objectif de progrès social.
Dans une déclaration adoptée par son Comité exécutif, mardi 5 mars, la CES « considère qu'une feuille de route sur la dimension sociale de l'UEM dans le cadre d'une coordination renforcée des politiques doit tendre à une convergence ascendante pour s'attaquer aux inégalités, à la pauvreté, au chômage et au travail précaire qui sont éthiquement inacceptables et créent une situation d'urgence sociale ».
Pour cela, les syndicats appellent au renversement de l'approche actuelle, à savoir l'adoption « de nouveaux plans annuels d'investissement à grande échelle à hauteur d'au moins 1% du PIB européen », l'arrêt des « politiques d'austérité actuelles » et ils dénoncent des « dispositions contractuelles sous forme de mémorandums » qui sont « antidémocratiques » et « ne respectent pas les conventions collectives, les relations industrielles et le dialogue social ». (JK)