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Bulletin Quotidien Europe N° 10801
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) femmes

Soutenir les femmes face à la crise en débat au Parlement

Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - Sans surprise, la condition des femmes s'est dégradée avec la crise. En vue de la Journée de la femme, ce vendredi, la commission parlementaire à l'égalité des genres a axé ses travaux sur les réponses des femmes à la crise, lors d'une réunion conjointe avec des députés nationaux, jeudi 7 mars.

Si dans les statistiques l'écart d'emploi entre les hommes et les femmes s'est résorbé, il faut surtout y voir l'érosion de l'emploi masculin et non pas une amélioration de la condition féminine. Dans un premier temps la crise a en effet eu des répercussions dans la construction ou l'industrie, secteurs plutôt masculins, avant de frapper le secteur des services où les femmes sont plus actives.

« La crise est venue particulièrement heurter cette fragilité des femmes dans l'emploi et l'a considérablement augmentée. Ce sont les contrats déterminés, les temps partiels, les contrats précaires qui ont été les premiers détruits par la crise économique », a expliqué Élisabeth Morin-Chartier (PPE, française) dont le rapport sur l'impact de la crise sur les inégalités de genres et les droits des femmes sera adopté par le Parlement la semaine prochaine. Elle ne peut que déplorer que l'écart salarial persiste à plus de 16% entre la rémunération des hommes et celle des femmes. Aussi pointe-t-elle du doigt les pratiques discriminatoires lors du recrutement. En effet, un Eurobaromètre flash réalisé pour le Parlement européen en février démontre que le premier critère de recrutement de femmes est le fait d'avoir des enfants, « critère discriminant de manière négative », regrette Mme Morin-Chartier. La disponibilité et l'apparence physique suivent, l'expérience professionnelle ne se plaçant qu'en septième position. C'est pourtant le premier critère de recrutement pour un homme, le fait d'avoir des enfants ne venant qu'en dixième position. « Cette analyse nous montre la société dans laquelle nous vivons, quand on lit ces critères on voit qu'il y a beaucoup de travail à faire. La lutte contre les stéréotypes est aussi très importante », a souligné l'eurodéputée.

À l'instar du commissaire européen à l'Emploi, Laszlo Andor, qui s'est exprimé par message vidéo, elle estime que le Fonds social européen peut jouer un rôle, notamment pour mettre aussi en place des pratiques de retour à l'emploi des femmes. Pour le commissaire, rendre les gardes d'enfants accessibles, et féminiser les formations et carrières scientifiques sont également des défis importants.

La députée Zita Gurmai (S&D, hongroise), membre de la commission FEMM a enfin insisté sur la nécessité de revoir la législation européenne sur toutes ces questions: « Il faut adopter des mesures législatives contraignantes pour mieux lutter contre ces problématiques. Il faut dépasser les clivages politiques sur toutes ces questions qui nous tiennent à cœur. Et si le Conseil ne se rallie pas il faudra aller à la confrontation. » (MD)

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