Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - L'Allemagne changerait son fusil d'épaule à propos des quotas de femmes dans les conseils d'administration, et ne serait plus encline à soutenir la proposition controversée de Viviane Reding. Un volte-face qui tombe mal, au moment de la Journée de la femme, ce vendredi 8 mars, mais qui s'explique mieux dans un contexte pré-électoral allemand. La presse allemande a fait état, mercredi 5 mars, de l'injonction de Berlin à ses services de viser le rejet de la proposition de directive, lors des négociations au Conseil. Or l'Allemagne ne s'y était pas encore ouvertement opposée, contrairement à une coalition de neufs États membres emmenée par le Royaume-Uni, avant même la formulation de l'initiative (EUROPE n° 10693). Le Bundesrat allemand n'avait pas non plus invoqué le principe de subsidiarité pour marquer son opposition. Toutefois, Berlin n'avait pas de position ferme lors du premier tour de table à ce sujet au Conseil 'Emploi, Affaires sociales et Consommateurs' en décembre dernier. Tout laisse à penser qu'à l'approche des élections, la coalition au pouvoir a décidé de revoir sa position. À ce stade, la Commission prend note et n'a pas réagi. Pourtant, l'Allemagne pourrait de la sorte devenir un allié de taille du Royaume-Uni, déterminé à bloquer la législation (avec les Pays-Bas, la République tchèque, la Slovaquie, la Lettonie et l'Estonie). (MD)