Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - Joseph Daul, président du Parti Populaire européen (PPE) au Parlement européen, a vu d'un bon œil, jeudi 7 mars à Athènes, « les signaux positifs et encourageants » qui montrent que la Grèce est sur la bonne voie pour la reprise. Selon lui, l'économie grecque est de plus en plus compétitive et peut davantage compter sur la demande extérieure. « Mais il est crucial de continuer les efforts et de persévérer sur la route des réformes » a-t-il toutefois mis en garde dans un communiqué.
Antonis Samaras a également reconnu qu'en dépit des évolutions positives, qui ouvriraient la voie à une « success story », le redressement du pays demeure fragile. Le Premier ministre grec a mis en avant les progrès réalisés notamment dans la réduction du déficit public, ramené de 10,7% par rapport au PIB en 2010 à 4,6% en 2013, selon les prévisions économiques de la Commission européenne (EUROPE n° 10792). Il s'est engagé à poursuivre les réformes en particulier au niveau des privatisations. En décembre, la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) avait jugé insuffisants les efforts réalisés dans ce domaine.
Négociations tendues. Les représentants des créanciers institutionnels du pays sont actuellement sur place pour un examen de la mise en œuvre du programme d'ajustement grec. L'enjeu de cette mission n'est pas moindre. C'est sur la base des conclusions de la 'troïka' que sera versée ou non la prochaine sous-tranche d'aide. Selon la chaîne SKAI TV, la 'troïka' serait inflexible sur la question des licenciements dans le secteur public et aurait brandi la menace d'un gel des prochains versements si cette condition n'était pas remplie. Une rencontre entre la 'troïka' et le Premier ministre grec, qui devait avoir lieu ce jeudi, a été repoussée à la semaine prochaine. Selon le ministre des Finances, Yannis Stournaras, la route reste « longue » dans les négociations avec les bailleurs de fonds du pays. (EL)