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Bulletin Quotidien Europe N° 10801
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) israËl

Shimon Peres, les colonies ne sont pas une entrave à la paix

Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - Le président israélien, Shimon Peres, a rejeté, mercredi 6 mars, le fait que les colonies sont une entrave à la paix. « Je ne peux pas accepter la critique disant qu'à cause des colonies nous perdons une chance de traiter la question et de trouver une solution acceptable pour les deux parties (…) La plus grande difficulté, ce ne sont pas les colonies mais la terreur du Hamas. La terreur est le principal obstacle », a-t-il souligné, à l'issue de sa rencontre avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Il a aussi regretté le fait que les Palestiniens ou le Hamas n'ont pas profité du démantèlement des colonies à Gaza pour « créer un État palestinien indépendant au lieu de le convertir en base de lancement de missiles contre Israël ».

Le 7 mars, lors d'une rencontre entre les deux hommes, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a rappelé que « toute action qui pourrait saper la solution à deux États doit, de toute évidence, être évitée ». « Nous devons éviter que la réalité d'un État empêche une solution à deux États », a ajouté M. Barroso, sous-entendant la colonisation, en particulier celle qui couperait la Cisjordanie en deux. La veille, M. Van Rompuy avait rappelé l'opposition de l'UE « à l'expansion illégale des colonies ».

Pour Peres, les élections sont une occasion pour reprendre les négociations

M. Peres s'est montré optimiste quant aux négociations. « Je ne pense pas que la possibilité pour avoir la paix est finie », a expliqué le président israélien. « Au contraire, après les élections aux États-Unis et en Israël, il y a une nouvelle chance pour rouvrir les négociations », a-t-il ajouté. « Nous pouvons voir le début, nous pouvons voir la destination, au lieu du scepticisme, cela peut être fait », a-t-il encore dit lors de sa rencontre avec M. Barroso. Celui-ci a souligné que l'UE attend la formation d'un gouvernement de coalition « large et stable » engagé dans un règlement négocié du processus de paix au Proche-Orient, ajoutant que M. Peres est aussi engagé à parvenir à la paix. « D'où mon appel aujourd'hui à utiliser notre énergie, notre capacité et notre leadership pour reprendre les négociations sur le processus de paix au Proche-Orient », a-t-il ajouté.

M. Peres a aussi espéré que l'UE va jouer un rôle dans l'achèvement du processus de paix. « Nous n'avons pas de division concernant le Proche-Orient ; peut-être des divisions à propos de la tactique mais pas au niveau de la stratégie globale », a indiqué le président soulignant que la seule solution est la solution à deux États.

Appel israélien à l'UE pour des mesures contre le Hezbollah

Le président israélien a aussi souhaité que l'UE condamne le Hezbollah. Il a mis en avant l'attaque contre un bus de touristes israéliens en Bulgarie le 18 juillet dernier, mais aussi sa participation dans le conflit syrien « sans l'autorisation du gouvernement libanais » ou encore une attaque à Chypre (en cours d'investigation).

Précisant que pour amender la liste des organisations terroristes, l'unanimité des États membres est requise, M. Barroso a précisé que la « possibilité de désigner (le Hezbollah comme organisation terroriste) nécessite une réflexion très prudente compte tenu des questions juridiques politiques et de sécurité impliquées ». Soulignant que l'enquête sur l'attaque du bus est toujours en cours, il a précisé que l'UE devra ensuite prendre « une décision politique ». Rappelant qu'il « ne peut pas y avoir d'impunité », le président de la Commission a précisé qu'une fois que les responsables seront connus, le fait de les mettre sur la liste des organisations terroristes « pourra être considéré ». La branche militaire du Hezbollah est interdite au Royaume-Uni, et toute l'organisation aux Pays-Bas, mais d'autres pays, dont la France et la Suède, sont plus réticents à mettre le Hezbollah sur la liste terroriste, considérant le travail de la branche politique au Liban. (CG)

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