Bruxelles, 07/03/2013 (Agence Europe) - Les députés européens PPE Ria Oomen-Ruijten (Pays-Bas) et Elmar Brok (Allemagne) ont présenté, le 6 mars, un plan d'action en sept points sur « les violences en Syrie », souhaitant que l'UE et les États membres augmentent leurs efforts en termes de fourniture de matériel à l'opposition, d'aide humanitaire ou d'action au sein des Nations unies. Ils le transmettront à la Haute représentante, Catherine Ashton, dans les prochains jours. « En tant que politicienne, je ne peux plus supporter de voir que nous ne faisons presque rien pour arrêter toute cette violence », a expliqué Mme Oomen-Ruijten.
Ainsi, ces deux députés veulent que l'UE et les 27 agissent « avec un sentiment d'urgence et sur la base de l'embargo modifié », et commencent « dès que possible » à fournir des entraînements militaires des forces de l'opposition modérée et des équipements non létaux « tels que des véhicules, gilets pare-balles, équipement de vision de nuit ». Mais cette aide ne doit pas être fournie à n'importe quel groupe d'opposition. Mme Oomen-Ruitjen et M. Brok demandent donc au SEAE de transmettre au Conseil et au Parlement « un aperçu détaillé de la composition de l'opposition syrienne », précisant leur attachement aux droits de l'homme, à la démocratie et à l'état de droit. Et de déterminer ainsi quels groupes seraient « plus appropriés en tant que bénéficiaires de l'aide européenne ». « L'UE devrait augmenter le soutien aux factions modérées dans l'opposition qui ont été identifiées comme telles par le SEAE et les aider à devenir une alternative crédible au régime actuel », ont-ils ajouté, s'inquiétant du fait que les groupes les plus radicaux sont eux soutenus par le Qatar et l'Arabie Saoudite.
Mme Oomen-Ruitjen et M. Brok appellent aussi au soutien à la création de « havres de sécurité » le long de la frontière turco-syrienne « et peut-être en Syrie », à la création de corridors humanitaires par la communauté internationale, et à l'augmentation de l'aide humanitaire.
Enfin, ces députés appellent l'UE et ses États membres à continuer à explorer, dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies, « toutes les options dans le cadre de la Responsabilité à protéger », en étroite coopération avec les États-Unis, la Turquie et la Ligue des États arabes « en vue d'aider le peuple syrien et de mettre un terme à l'effusion de sang » mais aussi à travailler à un renvoi à la Cour pénale internationale pour qu'elle mène une enquête formelle. (CG)